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	<title>G.GRIMPE &#8211; Escalade Annecy et environs</title>
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	<description>Stage, Formation, Grande voie</description>
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	<title>G.GRIMPE &#8211; Escalade Annecy et environs</title>
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		<title>Les Chaussons d’escalade pour votre enfant (ou ado)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Sep 2023 10:14:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous venez d&#8217;inscrire votre enfant, ou ado, à ses premiers cours d&#8217;escalade, et vous souhaitez acheter des chaussons d&#8217;escalade: ce texte s&#8217;adresse à vous! Fonctionnement général d’un chausson d’escalade Le but d’un chausson d’escalade peut se résumer dans les points suivants&#160;: Les points 2 et 3 sont en contradiction entre eux, et le stratagème utilisé [&#8230;]</p>
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<p>Vous venez d&rsquo;inscrire votre enfant, ou ado, à ses premiers cours d&rsquo;escalade, et vous souhaitez acheter des chaussons d&rsquo;escalade: ce texte s&rsquo;adresse à vous!</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fonctionnement général d’un chausson d’escalade</strong></h2>



<p>Le but d’un chausson d’escalade peut se résumer dans les points suivants&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>Offrir une grande adhérence, grâce à une gomme spécifique</li>



<li>Permettre au grimpeur de «&nbsp;sentir&nbsp;» ce qui se passe sous ses pieds et d’adapter la forme du pied à celle des prises.</li>



<li>Soutenir le pied, permettant au grimpeur de pousser fort sur des toutes petites prises, en bout d’orteil</li>
</ol>



<p>Les points 2 et 3 sont en contradiction entre eux, et le stratagème utilisé par les fabricants modernes pour trouver un compromis est le suivant : <strong>le chausson contraint le pied dans une position bio-mécaniquement avantageuse, avec les orteils regroupés et courbés vers le bas</strong>. <strong>Cela ne fonctionne que si le chausson est pris « au plus près du pied », serré</strong>. <strong>Il est donc inconfortable en dehors du temps strictement nécessaire à l’escalade </strong>(on l’enlève au sol…).</p>



<p>Il faut aussi comprendre que plus le poids du grimpeur est élevé, plus le point « 3 » est important: donc plus on est petit, moins on a besoin d&rsquo;aide venant de la « contrainte » du chausson ou de sa rigidité. <strong>Mais il ne faut pas non plus que le chausson puisse se balader autour du pied comme des chaussures de clown!</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La spécificité des jeunes grimpeurs</strong></h2>



<p>En dehors des considérations techniques, <strong>Il est évident que vos enfants ne peuvent pas se contraindre dans un instrument de torture à la même façon que les adultes</strong>, pour deux raisons principalement :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>Leur pied est en croissance et il serait malheureux de le déformer dès le plus jeune âge</li>



<li>Leur tolérance à l’inconfort est limitée, et grimper dans un chausson qui fait mal les affecte plus qu’un adulte: d&rsquo;un point de vue pédagogique, il ne faudrait pas que la douleur vienne brouiller tout autre retour d&rsquo;information provenant des pieds.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La règle d’or</strong></h2>



<p><strong>Pour que le chausson de votre enfant fonctionne au mieux, il faudrait que le bout du gros orteil effleure l’avant du chausson</strong>. Il doit donc être plus petit que des chaussures avec lesquelles on marche et on court, mais plus grand que ce qu’on prendrait en tant que grimpeur adulte. C’est pour cela que les modèles spécifiques pour les plus petits ont une partie élastique ou un système de sangles réglable au niveau du talon : pour régler la longueur du chausson au millimètre près, tout en acceptant la croissance du pied.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Astuces</strong></h2>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>Lors d’un premier achat, faites essayer le chausson avec 2 paires de chaussettes de sport bien épaisses. A fur et à mesure que son pied grandit, il portera la même paire avec une seule chaussette et ensuite pieds nus (ou chaussette très fine).</li>



<li>Les ongles des pieds doivent être coupées/limées au plus court !!!</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour les plus petits</strong></h2>



<p>Tout d’abord, pour la «&nbsp;baby escalade&nbsp;» on peut s’interroger sur la nécessité d’un «&nbsp;vrai&nbsp;» chausson d’escalade. D’autant plus que j’ai vu des baby-grimpeurs évoluer très correctement dans des «&nbsp;chaussons de sport&nbsp;» génériques, quand trois conditions sont respectées&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>La pointure est choisie en fonction de l’escalade, donc près du pied, plus serrée que pour d’autres activités.</li>



<li>La semelle est (très) souple, et adhérente.</li>



<li>L’enfant reste un poids plume (moins de 30kg) et ses pieds plutôt courts.</li>
</ol>



<p>En passant sur les «&nbsp;vrais chaussons&nbsp;», le modèle le plus populaire est de très loin le <strong>simond rock</strong> gris et vert, disponible chez <strong>Decathlon</strong>. Il très perfectible car entre autres bien trop rigide, mais disons qu’il fait l’affaire. Par ailleurs vous en trouverez plein de paires plus ou moins usées sur les sites de vente d’occasion.</p>



<p> Adidas (qu’on trouve dans la chaine GoSport) propose le <strong>5.10 Kirigami Jr</strong> (bleu et vert avec un seul scratch). Modèle correct sans plus comme son concurrent simond, mais attention,<strong> difficile à chausser si l’enfant a un fort coup de pied.</strong></p>



<p><strong>Dans les magasins spécialisés, comme Vieux Campeur ou ekosport,</strong> on trouve plus de choix, je signale trois modèles vraiment aboutis entre autres, qui se démarquent par leur souplesse tant dans la semelle, que dans le choix des matières :</p>



<p><strong>BlackDiamond momentum kids</strong> (plutôt pieds larges)</p>



<p><strong>La sportiva Gripit</strong> (plutôt pieds larges)</p>



<p><strong>Ocun ribbit</strong> (plutôt pieds fins)</p>



<p>L&rsquo;offre de modèles « junior » évolue vite et la tendance à proposer une souplesse d&rsquo;ensemble assez prononcée est en train de prendre le pied chez tous les fabricants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour les plus grands</strong></h2>



<p>Dès que l’enfant chausse du 36 environs, il convient de partir sur des modèles «&nbsp;adulte&nbsp;». Premier constat, l’offre de modèles et donc de formes est beaucoup plus vaste que pour les chaussons spécifiques enfant, il vaut la peine d’en essayer plusieurs en magasin avant de se décider sur un achat. <strong>Le chausson «&nbsp;à son pied&nbsp;» est celui qui serre de façon uniforme, sans vides et sans faire mal en un point spécifique.</strong></p>



<p>Particularité, chaque marque a son standard de pointure, parfois avec des différences entre modèles, et par exemple un 39 de chez LaSportiva pourrait être équivalent à un 43 chez Adidas/5.10&nbsp;!!!</p>



<p>Dans une optique de compromis «&nbsp;bon marché&nbsp;» Decathlon offre toujours les modèles les plus intéressants, sans surprise.</p>



<p>Si vous voulez offrir à votre enfant quelque chose de plus sophistiqué, un magasin spécialisé et une longue séance d’essayage sont le point de départ.</p>



<p>Conseils&nbsp;:</p>



<p><strong>Evitez les modèles dont la pointe vous semble courbée vers le haut (comme sur une chaussure de running).</strong></p>



<p>Pour les jeunes, il faut aussi se méfier des chaussons avec une doublure textile, qui sert à empêcher au chausson de se «&nbsp;donner&nbsp;» dans le temps&nbsp;: car justement, avec un pied qui évolue cette déformabilité dans le temps est intéressante…Pareil pour les modèles dont la semelle est particulièrement rigide, sauf si on parle d’ados ayant déjà beaucoup grandi.</p>



<p><strong>Enfin, pour les ados demandez à votre médecin si le pied de votre enfant risque de continuer à grandir beaucoup, ou si sa croissance est terminée, cela change bien les choses&nbsp;!!!</strong></p>



<p>À titre d’exemple, les premiers chaussons que mes parents m’ont offert à mes 16 ans étaient bien grands dans l’idée que mon pied allait encore grandir…sauf que depuis, je fais exactement la même pointure&nbsp;: dès que j’ai commencé à grimper régulièrement je les ai rangés au placard et acheté une paire plus petite&nbsp;!</p>
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		<title>Escalade et parentalité: chapitre 1&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2023 09:11:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2022: l&#8217;année des petits d&#8217;Adam Ondra, Shauna Coxsey &#38; Ned Freehally, Nina Caprez, Emily Harrington&#8230;et aussi, plus modestement, celle de notre fille! Je profite de cet heureux événement pour lancer une série d&#8217;articles dont le but est d&#8217;apporter un témoignage un peu plus construit par rapport à ce qui peut passer par les réseaux sociaux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h6 class="wp-block-heading">2022: l&rsquo;année des petits d&rsquo;Adam Ondra, Shauna Coxsey &amp; Ned Freehally, Nina Caprez, Emily Harrington&#8230;et aussi, plus modestement, celle de notre fille!</h6>



<p>Je profite de cet heureux événement pour lancer une série d&rsquo;articles dont le but est d&rsquo;apporter un témoignage un peu plus construit par rapport à ce qui peut passer par les réseaux sociaux des stars de l&rsquo;escalade. En effet je trouve que ces médias, du fait de leur format court ne donnent qu&rsquo;une partie de l&rsquo;information, et qu&rsquo;au final ces contenus ne sont pas si informatifs que cela:  la finalité première de ces médiatisations est vous faire rêver et vendre des produits!</p>



<p>Précaution oratoire: je parle bien de « témoignage » et pas de « conseil », hein! À bon entendeur&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">chapitre 1: la grossesse et l&rsquo;escalade (du point de vue de papa).</h2>



<p>Avec quelques mois de recul, je m&rsquo;attaque donc à la grossesse de la maman-grimpeuse et à comment cela a impacté notre grimpe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décembre 2021: Wadi Rum</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20211223_154026_324-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2141"/></figure>



<p>Avec Roxane on est en <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-1/">Jordanie</a>. Au fil du séjour, je commence à remarquer une série d&rsquo;indices: Rox est anormalement fatiguée, frileuse, semble mal digérer la nourriture locale, elle est globalement pas trop dans son assiette, on sent que des toutes petites choses pourraient provoquer un effondrement psycho-physique alors qu&rsquo;elle est enthousiaste d’être là, on grimpe dans notre niveau, et que je ne lui connais pas une personnalité « fragile ». Au final elle ne grimpera presque rien en tête alors qu&rsquo;on avait préparé cela pendant des mois et que <em>sur le papier</em>, c&rsquo;était bien son intention.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« Tu ne serais pas enceinte, à tout hasard? »<br>« Bah, je ne pense pas&#8230;c&rsquo;est les boulettes d&rsquo;agneau, je ne digère pas bien la graisse animale »<br>« Mouais&#8230;fais quand même le test en rentrant! »</p></blockquote></figure>
</blockquote>



<p>Effectivement, si de boulette il s&rsquo;agissait, ce n&rsquo;était pas une boulette d&rsquo;Agneau!</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20220211_153221_944-edited-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-2143" width="144" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20220211_153221_944-edited-scaled.jpg 2560w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20220211_153221_944-edited-1280x1280.jpg 1280w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20220211_153221_944-edited-980x980.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/01/IMG_20220211_153221_944-edited-480x480.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 2560px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">La boulette</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Janvier 2022: Saint Loup.</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.saclimb.co.za/images/clm0146b.jpg" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption">Alessandro « Jolly » Lambersti sur Bain de Sang (9a). Pas besoin de viser aussi dur. à Saint Loup, pour tirer des toutes petites prises et pousser sur des pieds aléatoires&#8230;</figcaption></figure>



<p>Saint Loup, c&rsquo;est une falaise calcaire près de Lausanne, fameuse pour <em>Bain de Sang</em>, un 9a historique « en dalle » (ou plutôt en mur vertical). Il s&rsquo;agit d&rsquo;une falaise au style très typé: petites prises, pieds fuyants, rocher sans trop de grain, équipement un poil aéré qui propose des nombreux pas obligatoires, cotations parfois assez « old school », patine, peu de traces de magnésie&#8230;</p>



<p>Évidemment, il m&rsquo;incombe de tout grimper en tête: on veut éviter tout choc au ventre de maman et au fœtus.  Soudain je commence aussi à me dire que je ne sais pas trop ce qui se passera ors d&rsquo;une chute: on a quand même une différence de poids considérable, je soulève Rox assez violemment quand je vole&#8230; voilà donc que celui au mental <em>fragile</em>, cette fois ci, c&rsquo;est moi. Dès la deuxième ou troisième voie je décide d&rsquo;en parler.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« En fait je n&rsquo;ai pas du tout envie que tu m&rsquo;assures une chute, j&rsquo;ai peur qu&rsquo;il se passe quelque chose avec bébé. Et ici, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;endroit le plus fun du monde pour grimper en mode « solo ». Ça te dérange si on reste dans du très facile? »</p></blockquote></figure>
</blockquote>



<p>De retour à la maison, on commence à réfléchir aux différentes parades possibles pour ce problème. On finira par toutes les adopter, à un moment ou à un autre, selon ce qui se prête le mieux à une situation donnée:</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/04/IMG_20230101_142601_881-512x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2168" width="256" height="512"/><figcaption class="wp-element-caption">relais sur arbre au pied de la falaise.</figcaption></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Rester dans du très facile</strong>: c&rsquo;est la solution la plus confortable pour moi, car pour différentes raisons je connais assez bien les situations de « chute interdite » dans un niveau largement en dessous de mon max. Mais c&rsquo;est aussi la plus frustrante pour la future maman, qui veut profiter de sa forme physique lors des premiers mois, et qui aime bien se challenger: au final, en dehors de l&rsquo;échauffement on n&rsquo;appliquera cette stratégie que vers la fin, à partir du 5ème mois je dirais.</li>



<li><strong>La perche</strong>. Tout clipper à la perche et travailler les voies à mort en moulinette, c&rsquo;est un peu un déshonneur mais ça reste pratique. Et là, on tenait une bonne excuse. Le plus délicat, ce fut de choisir les bonnes voies, nos niveaux en falaise ayant une ou deux lettres d&rsquo;écart. Mais en allant chercher les styles les plus adaptées à Rox et les moins dans mes cordes, on a quand même eu l&rsquo;occasion de passer des très bons moments!</li>



<li><strong>Le OHM</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un dispositif censé éviter le déplacement intempestif d&rsquo;un assureur léger, lors de la chute d&rsquo;un grimpeur lourd. Sur le papier c&rsquo;est parfait, mais l&rsquo;outil nécessite quand même d&rsquo;un très bon coup de main et de la bonne corde pour fonctionner de façon fluide et ne jamais bloquer au mauvais moment. On s&rsquo;en est servis en falaise avant de passer à la solution suivante.</li>



<li><strong>L&rsquo;assurage en direct sur relais</strong>. Il s&rsquo;agit de placer le système d&rsquo;assurage directement sur un relais confectionné au pied de la longueur. C&rsquo;est une solution qu&rsquo;on employait déjà en grande voie, toujours pour pallier à notre différence de poids: mais on a mis un moment à transférer cette habitude à la falaise, notamment en raison du fait que construire un relais à un endroit convenable n&rsquo;est pas toujours possible.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Mars 2022: Le Suet</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220320_135812_185-1-542x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2159" width="276" height="521"/><figcaption class="wp-element-caption">Rox travaille « Emoi emoi et moi », 7c ultraclssique de la falaise. On remarquera le baudrier intégral</figcaption></figure>



<p> La grossesse de Rox est officielle dans le petit milieu des grimpeurs haut-savoyards et le bidou commence à pointer son nez. Le baudrier classique commence à ne plus me sembler adapté, il faut trouver une solution permettant d&rsquo;éviter le retournement et de soutenir le dos. Il nous faudrait un baudrier « de femme enceinte », si ça existe! </p>



<p> Pour commencer, on cherche quelque chose de « fait exprès » sur le marché: verdict, il en existait un chez mad rock mais il est constamment « sold out », comme si la marque avait arrêté de le produire. Niche de marché trop exiguë? Frilosité face à la menace d&rsquo;actions en justice, en cas de fausse couche? Il y a donc le choix entre rajouter un torse en sangle à l&rsquo;harnais habituel, comme on a vu dans une vidéo, ou acheter un baudrier « intégral ». Pour notre part, après des recherches approfondies on a fini par commander un harnais de travail « antichute », le CAMP Quantum: le seul, à notre connaissance, couplant un poids inférieur au kg avec un rembourrage généreux des cuisses (ce qui nous semble fondamental pour le confort en suspension). Le premier test effectué à la maison a été plutôt probant, c&rsquo;est globalement tout aussi confort que nos cuissards classiques voir plus! </p>



<p>Précision pour les plus malins que nous: évidemment, l&rsquo;utilisation d&rsquo;un baudrier qui n&rsquo;est pas normé « escalade » aurait pu nous valoir des ennuis avec les assurances en cas d&rsquo;accident! Mais on a considéré que </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la confection d&rsquo;un torse « maison » aurait été aussi litigieuse, tout comme le choix de continuer à grimper pendant la grossesse (le médecin de Roxane nous conseillant à la base de limiter l&rsquo;activité sportive à des promenades et du yoga prénatal). </li>



<li>La norme qui concerne le baudrier choisi prévoit des résistances du matériel comparables ou supérieures à celles de la norme escalade. </li>



<li>Il était de toute façon hors de question d&rsquo;avoir un accident!</li>
</ul>



<p>Avec ce nouveau baudrier, rien ne change pour l&rsquo;escalade en moulinette en falaise. Il y a tout de même quelques changements pour l&rsquo;assurage et les rappels en grande voie, car les points d&rsquo;encordement sont à niveau du torse. Il est donc plus difficile d&rsquo;assurer le grimpeur qui évolue en tête, raison pour laquelle on s&rsquo;est davantage tournés vers la solution consistante à faire relais au pied de la voie (assurage sur arbre ou lunule). Pour les rappels, il faut décaler le machard en position utile; on a choisi de le positionner sur la cuisse droite, et de ne pas rallonger le descendeur (qui reste bien loin au dessus de l&rsquo;autobloquant, de toute façon&#8230;). Dernière particularité, il n&rsquo;y a pas de vrais porte-matériel, il faut donc s&rsquo;adapter avec des sangles au torse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avril 2022, Annot</h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220426_130823_967-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2160" width="823" height="1097"/><figcaption class="wp-element-caption">La traversée de « Les amants de St. Jean », petite perle peu connue juste en face des grès d&rsquo;Annot. Facile, mais aérien!</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>C&rsquo;est donc ça la traversée facile?</p></blockquote></figure>



<p>Semaine après semaine, le niveau max de Roxane descend peu à peu. C&rsquo;est surtout le gainage qui commence à manquer car, c&rsquo;est normal, toute la sangle abdominale se détend pour laisser de la place au bébé. Du coup on se tourne de plus en plus vers l&rsquo;escalade dalleuse en grandes voies équipées, ce qui nous semble la meilleure façon de maximiser le ratio plaisir/difficulté, et rend plus naturelle la configuration « en leader fixe ». Seul problème, les longueurs en traversée, qui constituent la principale menace d&rsquo;une réelle chute et d&rsquo;un choc au bidou. On est parfois un peu joueurs sur ce point, comme ici dans une grande voie tout près d&rsquo;Annot, tout en nous assurant au préalable que ces sections soient relativement faciles et prisues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Juillet 2022: Sanetsch</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220705_143240_925-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2161"/></figure>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>« J&rsquo;ai du mal à voir les prises de pieds » </p></blockquote></figure>



<p>La fin de grossesse approche, l’arrêt inévitable de l&rsquo;escalade aussi, mais Roxane aurait envie d&rsquo;un dernier weekend de « vraie » grimpe. Il faut remplir plusieurs critères:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>au frais car la future maman souffre la chaleur</li>



<li>Des marches d&rsquo;approche courtes</li>



<li>Des grandes voies rectilignes et pas trop longues à la frontière entre 5 et 6</li>



<li>Une escalade pas trop raide et physique, sans non plus verser dans le stéreotype de la dalle à friction hyper couchée, où le scénario « zipette et chute sur le ventre » est une réelle possibilité.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220707_094708_985-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2162" width="192" height="256"/><figcaption class="wp-element-caption">Grimpeur(?) local</figcaption></figure>



<p>On tente notre chance au Sanetsch, et il s&rsquo;agit peut être de la plus belle « réussite » de ces quelques mois de grimpe aménagée! Le site coche toutes les cases et y ajoute une qualité exceptionnelle sur tous les fronts: rocher, ouvertures, paysage, même les marmottes qui se laissent prendre en photo  quelques pas de la voiture.</p>



<p>Bébé est maintenant bien présent, semble réagir au bruit de notre quincaillerie et s&rsquo;amuse à cacher les prises de pied à maman&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">10 Juillet 2022. le Brévent</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220710_130607_374-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2164" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220710_130607_374-1-980x735.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20220710_130607_374-1-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">R1 de Crakoukass</figcaption></figure>



<p>En guise de dernière journée de grimpe, Roxane me concède enfin ce dont je rêve depuis ce moment d&rsquo;angoisse à Saint-Loup: une grande voie « pour débutants », comme elle dit! Elle finira pour avouer qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas fallu ni plus long, ni plus dur, et que parfois on sait se faire plaisir même dans du facile. </p>



<p>Un mois et dix jours plus tard, tout un autre chapitre s&rsquo;ouvrira&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2023/03/IMG_20221210_115557_2041-709x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2165" width="355" height="512"/><figcaption class="wp-element-caption">à suivre&#8230;</figcaption></figure>
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		<title>J&#8217;ai lu: Le mental du grimpeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 11:08:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous le savez sans doute, un livre 100% dédié à la préparation mentale pour l’escalade vient de sortir il y a quelques semaines. Étant un lecteur avide de tout ce qui touche à notre sport, j’ai sauté sur l’occasion, et j’en profite pour vous donner mon ressenti rapide sur cet ouvrage. D’où je parle Avant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p id="le-mental-du-grimpeur">Vous le savez sans doute, <a href="https://www.amazon.fr/mental-du-grimpeur-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-Vionnet/dp/2344051147/ref=sr_1_1?adgrpid=133573056896&amp;gclid=Cj0KCQjwwJuVBhCAARIsAOPwGATE4KVRi1P1Kb2fhq0TjlDXWoWH76YNbTUc_3h341YWfhcx0R-7K9UaAsCyEALw_wcB&amp;hvadid=581219796871&amp;hvdev=c&amp;hvlocphy=1030591&amp;hvnetw=g&amp;hvqmt=e&amp;hvrand=15220549815847068647&amp;hvtargid=kwd-1649687336366&amp;hydadcr=14914_1767319&amp;keywords=le+mental+du+grimpeur&amp;qid=1655118567&amp;sr=8-1">un livre 100% dédié à la préparation mentale pour l’escalade vient de sortir il y a quelques semaines</a>. Étant un lecteur avide de tout ce qui touche à notre sport, j’ai sauté sur l’occasion, et j’en profite pour vous donner mon ressenti rapide sur cet ouvrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’où je parle</h2>



<p>Avant de commencer, il me semble plus important que d’habitude de vous préciser mon point de vue : en effet, la préparation mentale me semble à la fois un argument plus personnel que d’autres, et d’autre part il s’agit en quelque sorte d’une « science molle » quand on la compare à la préparation physique, ou aux enjeux sécuritaires de notre discipline. D’où l’impossibilité, à mon avis, de s’exprimer à son sujet d’une façon totalement détachée et objective.</p>



<p>Donc, en extrême synthèse :</p>



<ul class="wp-block-list"><li> Je grimpe depuis plus de 20 années, et étant de nature relativement introvertie, cette discipline m’a fasciné entre autres exactement pour sa dimension de « voyage intérieur ». D’ailleurs, <a href="https://www.climbook.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le « guru »</a> dont les écrits ont orienté mes premiers pas vers la performance en escalade est aussi assez très sensible à ces arguments, même s’il s’exprime à ce sujet d’une façon plus romanesque et « impactante » que rigoureuse et scientifique.</li><li>Quand j’ai décidé de devenir moniteur, <a href="http://olivier-guidi.blogspot.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’un de mes formateurs principaux</a> a été un spécialiste de la préparation mentale. Au fil de la formation, il a naturellement évoqué des nombreux aspects traités dans le livre.</li><li>Enfin, ayant entre autres un passé dans la recherche scientifique, je suis assez tolérant vis-à-vis de lectures que d’autres considèrent « rébarbatives » &#8211; par exemple je lis bien plus d’essais et récits que de fictions.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Présentation du livre</strong></h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220613_095800_2151-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2116" width="512" height="384"/><figcaption>Index du livre</figcaption></figure>



<p>Le bouquin suit une structure assez similaire à celle de certains manuels d&rsquo;entraînement, en proposant des chapitres par situation/habileté, qui mélangent une explication théorique, des témoignages de grimpeurs de haut niveau, des « cas d’étude » un peu caricaturaux mais clairs, et des fiches d’exercice.</p>



<p>L’idée derrière ce choix est affichée en introduction : il s’agit de faciliter une lecture partielle au grimpeur qui veut faire face à une problématique précise (exemple : une excessive facilité de distraction lors de ses essais, ou alors la peur de la chute, etc.). Pour ma part, j’ai plutôt opté pour une lecture « en linéaire », de la première à la dernière page, mais quelques feuilletages initiaux me confirment qu’il est tout à fait possible d’en effectuer une lecture partielle et orientée. Je dirais même que le livre me semble optimisé en ce sens.</p>



<p>Le public visé me semble large, et va du grimpeur « lambda » aux professionnels comme moi (moniteurs, entraineurs).</p>



<p>L’éventail de ce qui est considéré par le livre comme relevant des habiletés mentales du grimpeur est vaste, et va au-delà de la définition «grand public». Je suis sûr que la totalité d’entre vous considèrent que la gestion de ses peurs ou de son niveau d’activation avant un essai font partie de votre «mental de grimpeurs». Je suis moins sûr de la réponse, si je devais vous parler de votre niveau de motivation à court et long terme, ou alors de vos interactions au sein d’une cordée ou d’une clique de pratiquants. Évidemment, on y trouvera aussi tout ce qui concerne la mémorisation et la visualisation, la capacité d’orienter son attention, les interactions parfois complexes entre estime de soi, choix de ses objectifs et efficacité dans le vif de l’action.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220613_095959_4891-scaled-e1655115173513-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2118" width="512" height="384"/><figcaption>Des exemples un peu caricaturaux mais « parlants », pour comprendre ce dont on parle</figcaption></figure>



<p>Je ne dévoile pas plus le contenu : à mon sens, il s’agit vraiment d’un livre à acheter si l’argument vous intéresse. Je dirais juste que je le trouve particulièrement louable dans la partie dédiée aux interactions avec les autres grimpeurs. Quelque part, ces chapitres me semblent poursuivre l’objectif secondaire de contribuer au développement d’une communauté de grimpeurs animée par des valeurs positives et des pratiques constructives &#8211; entre autres ces pages ont eu des retombées pratiques très positives dans la gestion des cours d’escalade que j’encadre.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220613_100135_0771-scaled-e1655115228232-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2119" width="384" height="512"/><figcaption>Un exercice de visualisation: simple, concret, efficace</figcaption></figure>



<p>Attention pour finir : tous les exercices proposés ne sont pas également faciles à mettre en place ou adaptés à votre cas spécifique. Comme souligné dans la préface, si l’axe de travail privilégié pour améliorer ses performances en escalade est de bourriner des bras, plus que du cerveau, c’est que la première méthode est souvent plus ludique et demande moins d’investissement !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mes ressentis.</h2>



<p>Comme je disais en introduction, il me semble plus difficile que d’habitude de vous livrer une critique « objective » : je vous donne donc quelques impressions, résolument subjectives.</p>



<p><strong>Premier ressenti à chaud</strong> : tout du long de l’ouvrage, j’ai rarement été pris par surprise. Évidemment, n’étant pas un spécialiste je n’aurais pas été en mesure de l’écrire : pour autant je n’ai jamais eu l’impression d’y lire quelque chose de soit totalement nouveau, soit en complète contradiction avec mes croyances. Pour la plupart, ce que j’ai lu dans les chapitres est venu confirmer et préciser quelque chose que j’avais soit lu ou entendu ailleurs, soit « ressenti » intuitivement avec mon expérience de grimpeur et moniteur (ce qui est plutôt flatteur, et a relancé ma motivation dans les deux casquettes).</p>



<p>Pour ceux qui auraient des doutes sur la pertinence du contenu du bouquin donc : que du bon, tout ce qu’on y lit est confirmé par sources fiables, l’expérience, ou les deux. Si vous attendez des « méthodes miracle » en revanche, attention : les auteurs ne sont ni vendeurs de tapis ni marabouts !</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large"><img decoding="async" src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5a/Sasha_Danilovic.jpg" alt=""/><figcaption>Le basketteur serbe Sasha Danilović, lors de l&rsquo;une de ses interactions avec le public.</figcaption></figure>



<p><strong>On ne trouvera par ailleurs rien qui pourrait paraître «controversé» </strong>(même pas dans les interviews) et du point de vue de la valeur de « divertissement » de l’ouvrage, ça me semble dommage. Je prends un exemple d’un autre sport car il est caricatural et montre bien de quel genre de choses je parle. Adolescent, j’allais souvent au palais de sport de ma ville (Varèse en Italie) pour voir des matchs de basket professionnel. Je rappelle un joueur de l’équipe Virtus Bologne qui était particulièrement détesté par nos <em>tifosi</em>, et qui ne manquait pas de les provoquer dans une attitude de défiance ouverte et assumée, avec pour effet des sifflements assourdissants et des chants particulièrement insultants à son égard. A l’époque je mettais ça sur le dos de son caractère prétentieux, mais dans une récente interview de ce joueur j’ai découvert qu’il faisait cela dans un esprit plutôt empirique et utilitariste : il avait remarqué que l’hostilité du public adversaire augmentait sa combativité lors des matchs, et confirmait sa conscience d’être un joueur fort et redouté, sans qu’il y ait en parallèle des effets négatifs sur sa concentration. Étant un élément clé, capable de prendre toute l’équipe sur ses épaules, il avait donc décidé que jouer de ce conflit était une bonne méthode pour gagner, et les faits lui donnent raison : à son époque, il a été l’un des joueurs les plus décisifs dans les matchs à l’extérieur (le serbe Sasha Danilović). Je vois un parallèle possible avec certaines attitudes cherchant la polémique de comptoir, certaines façons d’attiser la rivalité avec des grimpeurs partageant le même projet ou la même salle d’isolation, ou encore d’obtenir l’attention de toute une falaise (peu importe si positive ou négative). Des Danilović de l’escalade? 😉</p>



<p><strong>Deuxième ressenti</strong>, le livre brille par son pragmatisme et son esprit de synthèse. On sent bien l’envie de trouver un rapport « pages/efficacité » favorable, peut-être par peur de « perdre » le public. Cette approche est probablement louable pour 99% des lecteurs, mais explique aussi que je reste un peu sur ma fin ; explications ci-dessous.</p>



<p><strong>Troisième ressenti</strong> : le livre aurait gagné en rigueur s’il avait explicité à la façon d’un dictionnaire quelques définitions. Surtout, il aurait été plus crédible s’il avait explicité et défendu certains objectifs de fond, qui semblent « aller de soi » dans la tête des auteurs. En particulier, le propos du livre me semble orienté à la réalisation de performances sportives, et en ce sens il vise à vous rendre des pratiquants au mental efficace, mais aussi épanouis dans une motivation durable et équilibrée tout le long de votre carrière de grimpeurs. Certes, cet objectif est louable et je suis certain qu’il est partagé par la majorité des personnes qui sont susceptibles de l’acheter – pour autant il ne me semble pas le seul point de vue existant et « légitime » et il me semble dommage de faire comme si rien d’autre existait.</p>



<p>Je m’explique.</p>



<p>Du côté de la motivation, il est possible d’accorder à une pratique sportive une importance très relative et/ou intermittente : c’est d’ailleurs logiquement le cas quand vous avez une vie très remplie, ou quand il s’agit de votre deuxième ou troisième sport favori. Pour reprendre le basket : cette année, je joue dans une équipe loisir tous les mercredis soir, mais rater un entraînement ou l’écourter pour aller me coucher plus tôt ne me provoque absolument le même type de « manque » et de regrets que de ne pas grimper : ce désintérêt relatif est au cœur du plaisir que je tire de ce «deuxième sport» !&nbsp;</p>



<p>Au contraire : les grimpeurs de plus long cours connaissent sans doute des exemples d’« étoiles filantes » ayant brûlé d’une passion démesurée pendant quelques années, avant de perdre soudainement d’intérêt pour la pratique et de recommencer le même cycle avec une autre. Il s’agit souvent des personnages au talent hors pair. Ce « style motivationnel » est intuitivement moins défendable, entre autres cela ressemble parfois à une dynamique d’addiction-overdose-sevrage : mais les auteurs pourraient dire en quel sens c’est un « mauvais » choix, selon eux, au lieu de nous laisser dans des suppositions.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/06/IMG_20220613_095851_1901-scaled-e1655115194918-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2117" width="512" height="384"/><figcaption>Le <em>flow</em>, entre moment ultime du plaisir sportif, et outil au service de la performance</figcaption></figure>



<p>Du côté de l’objectif (implicite) du bouquin, des pratiquants loisir particulièrement éclairés pourraient renverser la relation hiérarchique mental-performance : non pas «je recherche un certain état mental pour mieux performer» mais «rechercher la performance en escalade me procure des états mentaux agréables» (le fameux <em>flow</em>, par exemple) . Il serait donc tout à fait possible, surtout dans un bouquin « grand public », de mettre l’outil « préparation mentale » au service prioritaire de la recherche délibérée de certaines expériences intérieures lors de la pratique sportive, et des sensations positives qui y s’associent (apaisement, oubli des préoccupations du quotidien, sentiment « d’être vivant », etc.). La différence est certes subtile mais dans les quelques cas où plaisir et résultat entrent en contradiction, se donner l’une ou l’autre priorité peut donner lieu à des choix différents.</p>



<p>Quatrième et dernier ressenti. Le choix d’optimiser le livre pour une lecture partielle se fait un peu au détriment du lecteur plus avide ou «académique». D’une part, j’aurais aimé lire toute la théorie « d’une seule traite », sans que les nombreux inserts (exercices, exemples, interviews) viennent interrompre le flux des idées. De l’autre, surtout en tant que moniteur, ce qui me manque est une définition « isolée » des outils et de leurs conditions d’application. Par exemple, j’aurais mieux aimé trouver un chapitre expliquant ce que sont les exercices de cohérence cardiaque, comment on explique leur fonctionnement, suivi des fiches d’exercice classées par but/situation, au lieu de voir ces informations « éclatées » un peu partout dans le livre, ce qui me rend plus difficile de comprendre pleinement les tenants et les aboutissants de cette méthode que je connais à peine. La sensation est que les auteurs considèrent qu’un livre ayant des ambitions de « traité » serait hors-propos, et que pour aller plus loin il vaut mieux se faire accompagner par un spécialiste (quand on est pratiquant) ou se former à la préparation mentale (quand on encadre).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large"><img decoding="async" src="https://static.wixstatic.com/media/c7fd52_aa0e1d68e7fc4af8959379ea09002da6~mv2_d_3003_3057_s_4_2.jpg/v1/fill/w_294,h_294,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01,enc_auto/2_JPG.jpg" alt=""/><figcaption>Léo Dechamboux</figcaption></figure>



<p>Ne vous méprenez pas en lisant mes critiques à l’ouvrage : le bilan reste largement positif !</p>



<p>Il est particulièrement conseillé aux grimpeurs en évolution, qui commencent à prendre conscience de l’importance du mental en escalade, mais qui n’ont ni développé leurs propres astuces de façon empirique, ni envie de se limiter aux « conseils d’ami ».</p>



<p>Il sera aussi utile pour un public plus expérimenté et déjà sensibilisé à l’argument, mais dont les idées sont peu organisées, ou dont la « préparation mentale autodidacte » s’est emballée : Dechamboux et Vionnet vous aideront à faire de l’ordre dans votre tête et à relancer le mouvement. Je me mets dans cette catégorie.</p>



<p>Les grimpeurs blessés pourront aussi trouver dans l’ouvrage une façon de rester en lien avec la pratique et assouvir leur soif de grimpe, sans précipiter la reprise et risquer la récidive.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.escalade.pro/news/wp-content/uploads/2022/04/IMG_0938.jpg" alt="" width="294" height="218"/><figcaption>Fred Vionnet</figcaption></figure>



<p>Enfin, le livre ne dispense pas de se faire accompagner quand l’enjeu, des compétences déjà bien en place ou simplement votre envie rendent un approfondissement poussé nécessaire. Pour ma part j’aurais effectivement eu envie de « quelque chose de plus », mais comme il s’agit d’un sujet plus sensible et délicat que les temps de repos entre deux séries de pangullich, je trouve que le choix se défend.</p>
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		<title>Jollypower vol.1: Puissance Italienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2022 10:57:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai commencé à grimper à la fin des années ’90, en Italie, par le biais d’un « cours d’initiation à l’alpinisme » de mon Club Alpin local. Pendant quelques années, je ne grimpais qu’en falaise, une ou deux fois par mois, en compagnie d’un ami de lycée et de quelques connaissances. Mon niveau était stable, [&#8230;]</p>
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<h6 class="wp-block-heading">J’ai commencé à grimper à la fin des années ’90, en Italie, par le biais d’un « cours d’initiation à l’alpinisme » de mon Club Alpin local.</h6>



<p>Pendant quelques années, je ne grimpais qu’en falaise, une ou deux fois par mois, en compagnie d’un ami de lycée et de quelques connaissances. Mon niveau était stable, à la frontière entre 5 et 6. Puis, en rapide succession, deux évènements majeurs vinrent bousculer cette routine&nbsp;: <strong>je décidais de m’inscrire à la micro salle de bloc locale, et j’achetais la première édition du manuel d’entrainement «&nbsp;Jollypower&nbsp;»</strong>, qui me préconisait une cure à base de poutre, pangullich et circuits sur le pan. <strong>Quelques mois plus tard, j’enchainais ma première voie dans le «&nbsp;7&nbsp;»</strong>, un mur de 15 mètres bien teigneux et à doigts.</p>



<p>Ayant récemment fait l’acquisition de la deuxième édition du livre, j’ai donc naturellement envie d’en présenter le contenu au public français, d’autant plus qu’il est assez différent de ce vous allez trouver dans les librairies spécialisées, de ce côté des alpes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui est «&nbsp;Jolly&nbsp;», et pourquoi c’est important…</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.22.46-1-866x1024.png" alt="Alessandro Jolly Lamberti grimpe Le Minimum, 8c, Buoux. " class="wp-image-2088" width="433" height="512"/><figcaption>« Jolly » grimpe <em>Le Minimum</em>, célèbre 8c de Buoux.</figcaption></figure></div>



<p>Avant de parler du contenu du livre, il convient d’en présenter rapidement l’auteur&nbsp;: <strong>Alessandro «&nbsp;Jolly&nbsp;» Lamberti. Romain, né en 1964</strong>, il commence à  grimper avec son père à l’age de 10 ans. Au Club Alpin, on le surnomme rapidement «&nbsp;Jolly&nbsp;» (Joker, au sens de la carte de jeu) en raison du fait qu’il est un partenaire de cordée fiable et talentueux sur à peu près tout type de terrain. <strong>Dès le début des années ’80 Il fait partie du petit milieu des grimpeurs locaux</strong>, qui se tourne de plus en plus vers l’escalade en falaise et la performance, et qui est marqué par la rivalité explosive entre ses deux figures de proue&nbsp;: Stefano Finocchi et Andrea di Bari. <strong>L’ambiance est chargée en testostérone</strong>, et pour les deux rivaux, comme pour les secondes files,<strong> ce qui compte est de mesurer leur virilité symbolique</strong> <strong>à son de premières ascensions, répétitions, cotations annoncées et décotations</strong>&nbsp;: aucune place n’est laissée au romantisme, qui s’adapte mal à la personnalité des protagonistes de ce microcosme, et des romains plus en général. Cette période est aussi propice à tout type d&rsquo;expérimentations concernant les entrainements « loin du rocher », dont Jolly dit qu&rsquo;elles étaient souvent erronées et contre-productives.</p>



<p>Au fil des années, Jolly s’insère à son de réalisations entre les deux chefs de bande, jusqu’à en dépasser définitivement les performances&nbsp;: 8a en 1986 avec une «&nbsp;première&nbsp;» volée, 8b en 1988, 8c en 1994, 9a en 2001 (premier italien dans le «&nbsp;9&nbsp;», et première répétition de <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=cU5xYqEA0XI">Hugh</a></em> aux eaux claires). Bien qu’il semble accorder une importance particulière aux performances réalisées lors de voyages, <strong>son approche de l’escalade est sans doute marquée par la fréquentation de la falaise de haut niveau la plus proche de Rome, Grotti&nbsp;: un hybride entre Margalef et Franken au centre de l’Italie</strong>, dont le conglomérat propose une escalade traumatisante et très en force sur bidoigts et monos. Il a aussi une carrière de compétiteur à l’international, qu’on peut considérer en légèr retrait par rapport à ses performances de falaisiste.</p>



<p><strong>Il est guide d’haute montagne depuis 1994 et dirige une salle d’escalade depuis 1998, au sein de laquelle il a entrainé des générations de grimpeurs romains</strong>.</p>



<p>Comme nous verrons par la suite, l’approche «&nbsp;Jollypower&nbsp;» est profondément marquée par ce vécu&nbsp;: en particulier, on y retrouve une attitude très concrète et orientée vers le résultat « numérique », et ce que j’appellerais un véritable culte…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’approche Jollypower, ou le culte de la force</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.22.04-862x1024.png" alt="" class="wp-image-2090" width="431" height="512"/><figcaption>Maitriser la charge est un point important des entrainements de force</figcaption></figure></div>



<p>Dans les chapitres d’introduction, <strong>Jolly nous présente la philosophie de base de son système d’entrainement, avec lequel, il nous dit, «&nbsp;la ménagère enchaine son premier 7c et le retraité son premier 8a&nbsp;»</strong>. Tout d’abord l’auteur nous précise que la méthode proposée est le fruit d’observations empiriques&nbsp;et expériences qu’il a mené sur soi-même et sur des nombreux élèves/cobayes&nbsp;: bien que des textes et études scientifiques soient cités, ceux-ci viennent plutôt corroborer les convictions de l’auteur, plutôt que les fonder.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="419" height="281" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/500.jpg" alt="" class="wp-image-2091" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/500.jpg 419w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/500-300x201.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 419px) 100vw, 419px" /><figcaption>Cet homme peut sans doute soulever sa cousine 50 fois.</figcaption></figure></div>



<p>LA qualité physique fondamentale selon Jolly, celle sur la quelle il faut travailler, c’est la force. Il faut la privilégier car non seulement avoir plus de force nous permet de passer des crux plus difficiles, mais aussi car, je cite, <strong>«&nbsp;si je peux soulever un fiat 500 une fois, je peux sans doute soulever ma cousine 50 fois&nbsp;»&nbsp;</strong>: en d’autres termes, plus j’ai de «&nbsp;marge&nbsp;» sur les mouvements, plus je suis résistant, sans avoir travaillé spécifiquement la résistance&nbsp;!</p>



<p>Jusqu’à là, pas de grosse surprise : il est communément admis, de nos jours, que l<strong>a force « spécifique », en particulier celle des fléchisseurs des doigts, est à la fois la qualité qui mieux prédit les performances en escalade d’un individu, exactement pour les raisons invoquées par Jolly, mais aussi celle qui prend le plus de temps à se développer</strong>. Conséquence logique, c’est à elle qu’il faudrait dédier le plus de temps possible, dans une logique de progression à long terme.</p>



<p>Les choses deviennent plus intéressantes si l’on se penche sur la façon de développer cette qualité et sur le « facteur de la force » à privilégier.<strong> Selon Jolly, un grimpeur à tout intérêt à se focaliser au maximum sur les composantes neuro-musculaires de la force</strong>, c’est-à-dire sur la capacité du cerveau et du système nerveux d’envoyer le bon message aux muscles. Deux raisons de cette attention spécifique sont invoquées :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li><strong>En améliorant son efficacité neuromusculaire, on a une augmentation de résultat à «&nbsp;zéro frais&nbsp;», en termes de masse corporelle</strong>&nbsp;: les muscles ne grossissent pas, et on ne devient donc pas plus lourd. Il n’est un mystère pour personne que pour grimper fort, il vaut mieux être plutôt léger que costaud…</li><li><strong>En escalade, les «&nbsp;freins&nbsp;» d’ordre neuromusculaire peuvent jouer un rôle plus important que dans d’autres disciplines</strong>&nbsp;: en particulier, toute une série de reflexes d’auto-protection limitent nos performances sur des préhensions douloureuses ou franchement traumatisantes, comme par exemple…les fameux trous de Grotti&nbsp;!</li></ol>



<p>Jolly nous déclare aussi quelle est, à son avis, la stratégie la plus efficace pour travailler en cette diréction&nbsp;: la pliométrie, soit, en escalade, <strong>tous ces exercices au pangullich qui prévoient une phase de «&nbsp;chute et rebond&nbsp;»</strong>. De façon égale et contraire, les entrainements isométriques (tels que les blocages) sont selon Jolly moins efficaces, et les concentriques se situent quelque part au milieu. Enfin, Jolly nous met en garde quant au fait que les stratégies les plus efficaces, en termes de rapport effort/résultat, sont aussi bien souvent les plus risquées en termes de blessure.</p>



<p><strong>Sans doute plus surprenante, pour le public français, sera la position de Jolly sur la résistance&nbsp;: selon Jolly, il est contreproductif de (trop) l’entrainer en salle, sauf pour les compétiteurs</strong>. Une première raison invoquée est que le type de «&nbsp;rési&nbsp;» que l’on développe en mur à corde est très spécifique et se transfère précisément seulement en compétition de diff&rsquo;&nbsp;: ce n’est pas le cas en falaise, où selon notre auteur il est plus important de «&nbsp;bien grimper&nbsp;», d’avoir un bon mental et de gérer son rythme. Par conséquence, <strong>la « rési de falaisiste » se développe au mieux en grimpant beaucoup en falaise, avec une attention particulière à la fluidité du geste</strong>. Jolly nous dit «&nbsp;en avoir marre&nbsp;» d’entendre des falaisistes se plaindre de leur manque de rési, alors que visiblement ils grimpent avec peu de fluidité, lentement, et en proie à toute une série de blocages mentaux, de la peur de la chute à l’anxiété de performance.</p>



<p>L’autre raison est que<strong> les entrainements rési «&nbsp;à muerte&nbsp;» sont assez lourds&nbsp;pour le physique et finissent par compromettre la «&nbsp;fraicheur&nbsp;» du grimpeur et la possibilité de se concentrer avec profit sur autre chose</strong> (c’est-à-dire&nbsp;: sur le travail de force la semaine et…l’enchainement de projet le weekend). Si vraiment il faut en faire, Jolly nous conseille de manier ces entrainements avec parcimonie, en privilégiant la qualité&nbsp;: longs répos entre chaque montée et focus sur le rythme, l’optimisation du geste et la gestion de l’intensité, plutôt que sur l’explosion d’avant-bras et la quantité de séries.</p>



<p>Cette conception «&nbsp;anti-rési&nbsp;» n’est pas une nouveauté dans l’absolu, il est d’ailleurs communément admis que le pur travail de «&nbsp;power endurance&nbsp;» est une stratégie efficace seulement pendant quelques semaines (4 à 8), pour atteindre un «&nbsp;pic de forme&nbsp;» très spécifique. Ce qui me semble marquant, c’est plutôt la radicalité avec laquelle cette conception est exprimée, et le fait qu’elle prend totalement à contrepied «&nbsp;l’amour des bouteilles&nbsp;» qui est bien répandu dans l’hexagone, en particulier dans les salles à corde (j’ai vu, entre autres&nbsp;: des voies dures grimpées après une pré-fatigue en isométrie à la poutre, des&nbsp;doubles montées dont la première sert déjà à «&nbsp;exploser&nbsp;» le grimpeur, des circuits intenses répétés en fractionné, avec le but de réduire les temps de repos à chaque séance. Trois exemples parfaits de ce que l’entraineur italien nous déconseille).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Tom_Frost_-_El_Cap_profile_-_1960-682x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2092" width="341" height="512"/><figcaption>En grimpant l&rsquo;équivalent du « Nose » en une semaine, vous aurez réalisé un mini-cycle de capacité aérobie locale.</figcaption></figure></div>



<p><strong>En revanche, Jolly nous incite à nous focaliser sur ce qu’on appelle communément «&nbsp;continuité&nbsp;», ou plus précisément «&nbsp;capacité aérobie locale&nbsp;»</strong>. C’est la qualité qui nous permet de récupérer rapidement nos forces dès qu’on peut «&nbsp;délayer&nbsp;» sur une prise, et qui s’entraine avec un <strong>gros volume de grimpe à intensité modérée à moyenne</strong> (=telle qu’on se met «&nbsp;un peu les bouteilles&nbsp;», mais pas trop). A titre d’exemple, <strong>l’un des entrainements proposés est le défi du «&nbsp;km vertical en une semaine&nbsp;»</strong>, soit 50 voies de 20 mètres, ou 100 de 10, etc. Les paragraphes dédiés à cette qualité sont assez détaillés en explications scientifiques, mais me semblent sensiblement identiques à ce qu’on peut trouver ailleurs&nbsp;: c’est pourquoi je ne vais pas en donner un compte rendu exhaustif. <strong>Il est important de mentionner un seul point: dans toutes les séances de « conti » proposées, le livre met davantage l&rsquo;accent sur des notions techniques telles que la fluidité du geste et le relâchement, que sur les composantes physiques.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un répertoire d’exercices impressionnant</strong></h2>



<p><strong>Le cœur du bouquin est constitué par des description d’exercices illustrées, qui constituent une «&nbsp;trousse à outils&nbsp;» très riche et diversifiée</strong>. Leur description sera accessible à toute personne ayant une compréhension rudimentaire de l’italien, même si dans des nombreux cas, le visuel est suffisant.</p>



<p>Les exercices sont classés selon le support d’exécution&nbsp;: sur un mur de bloc «&nbsp;à l’ancienne&nbsp;» (ou un…spray wall, comme on l’appelle de nos jours&nbsp;!), pangullich, poutres de différents types, barre de traction, anneaux et trx, corps libre, moonboard, system wall.</p>



<p>J’en donne ci-dessous quelques exemples en images.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="863" height="1024" data-id="2094" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.21.48-863x1024.png" alt="" class="wp-image-2094"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="864" height="1024" data-id="2095" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.20.59-864x1024.png" alt="" class="wp-image-2095"/></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="865" height="1024" data-id="2093" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.20.38-865x1024.png" alt="" class="wp-image-2093"/></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le «&nbsp;livre de recettes&nbsp;», ou les programmes d’entrainement</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.22.19-862x1024.png" alt="" class="wp-image-2096" width="431" height="512"/><figcaption>Un exemple de programme sur 4 semaines. Noter que pour le weekend, il conseille beaucoup de grimpe a intensité modérée, en cherchant le relâchement. </figcaption></figure></div>



<p>La troisième partie est à mon avis la plus intéressante de l’ouvrage, car elle se différencie le plus d’autres manuels en commerce. <strong>Sans nous avoir évalué personnellement, Jolly prend le risque de nous proposer des fiches d’entrainement détaillées</strong>, à suivre à la lettre ou presque, classées en fonction de plusieurs paramètres&nbsp;: niveau du grimpeur, supports d’entrainement utilisés, durée des séances, objectifs ciblés. Au total, <strong>on compte environs 180 propositions, dont la plupart se passent de toute notion de «&nbsp;périodisation&nbsp;»</strong>, c’est-à-dire de l’idée que sur un horizon de 4 à 12 &nbsp;mois, on devrait alterner des cycles dédiés à des qualités physiques différentes, de façon à optimiser un «&nbsp;pic de forme&nbsp;» à un moment bien précis de l’année. En effet, Jolly nous propose plutôt des programmes «&nbsp;équilibrés&nbsp;» de 4 semaines (3 de charge et 1 de repos), qui tiennent compte de notre grimpe du weekend, et qu’on est censés pouvoir reproduire à l’identiques sur toute l’année. <strong>Attention, cela ne veut pas dire que Jolly ne reconnait aucune valeur à la périodisation et à la recherche d’un «&nbsp;pic de forme&nbsp;» saisonnier. Il faut plutôt comprendre que dans son expérience, ce n’est pas ce qui convient au «&nbsp;grimpeur lambda&nbsp;»</strong>. De plus, il nous fait bien quelques propositions «&nbsp;périodisées&nbsp;» sur plusieurs mois&nbsp;: seulement, elles sont destinées essentiellement aux plus performants et aux compétiteurs, les seuls qui normalement voient un l’intérêt d’atteindre leur meilleur forme à un moment clé de la saison compétitive, ou quand on s’attend à avoir «&nbsp;bonnes condis&nbsp;» sur les falaises locales.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/Schermata-2022-03-07-alle-15.22.31-863x1024.png" alt="" class="wp-image-2097" width="432" height="512"/><figcaption>Tableau de classement des programmes selon niveau, outils et objectifs.</figcaption></figure></div>



<p>Quoi qu’il en soit, je n’ai vu aucun autre livre d’entrainement qui prenne le risque de cette<strong> approche basique et immédiate&nbsp;: si l’on veut, on peut l’ouvrir directement à la description des «&nbsp;niveaux&nbsp;» pour déterminer le sien, chercher un programme compatible avec ses contraintes pratiques, et commencer à s’entrainer en moins de 15 minutes de feuilletage&nbsp;!</strong> Évidemment il faudra adapter le programme à son ressenti, le livre lui-même nous conseille comment faire&nbsp;: en adaptant le nombre de séries dans chaque exercice et/ou en transformant une séance en deux «&nbsp;mini-séances&nbsp;». Autre conseil important&nbsp;: surtout en ce qui concerne les séances de force, il vaut mieux en faire un peu moins que l’idéal, plutôt que trop&#8230;bref, ce qui compte est de travailler à la bonne intensité, plutôt que de compléter le programme coûte que coûte.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full is-resized"><a href="tazio.it"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/gallery-26-1.jpg" alt="" class="wp-image-2098" width="380" height="230"/></a><figcaption>« Tazio il Biondo », un exemple de « champion d&rsquo;entrainement » parfaitement assumé. Malgré plusieurs records du monde de tractions, les performances sur rocher de cet homme ne dépasseraient pas le 8a.</figcaption></figure></div>



<p>Revers de la médaille, <strong>en Italie cette même facilité de prise en main a créé une petite population de «&nbsp;champions d’entrainement&nbsp;»</strong> qui atteignent un potentiel hallucinant sur les agrès spécifiques, mais peinent comiquement à le concrétiser sur rocher. J’impute cela à une lecture peu attentive de l’avant-propos du livre et en particulier de l’affirmation qu’avoir de la rési en falaise, c’est essentiellement une histoire de «&nbsp;bien grimper&nbsp;»&nbsp;et d’avoir le bon mental&nbsp;: certains ne comprennent pas que pour que le «&nbsp;système&nbsp;» proposé fonctionne, il faut entendre cela au sens de «&nbsp;divinement bien&nbsp;» plutôt que «&nbsp;passablement bien&nbsp;».</p>



<p><strong>Paradoxalement, Jolly lui-même déplore régulièrement les&nbsp;«&nbsp;conséquence collatérales&nbsp;» de son œuvre, dans des nombreux articles de son <a href="http://www.climbook.com/">blog</a></strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Est que le système Jollypower fonctionne, et pour qui&nbsp;?</strong></h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="320" height="320" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/95758180_10158121572344763_6261772299901337600_n.jpg" alt="" class="wp-image-2099" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/95758180_10158121572344763_6261772299901337600_n.jpg 320w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/95758180_10158121572344763_6261772299901337600_n-300x300.jpg 300w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/03/95758180_10158121572344763_6261772299901337600_n-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /><figcaption>Belgarath, 8b « historique et indécotable » de Finale. 15 mouvements du sol à au relais, ma voie plus dure à ce jour.</figcaption></figure></div>



<p>Dans mon expérience personnelle, il n’y a aucun doute&nbsp;: les entrainements proposés dans le livre sont efficaces, même quand on ne les suit pas à la lettre et on se limite à en copier la philosophie générale.</p>



<p>Il faut cependant préciser le type de résultat qu’on obtient avec cette approche, car il ne pourrait pas convenir à tout le monde.&nbsp; Comme esquissé en introduction, la première édition de Jollypower m’a profondément marqué, non seulement car il m’a projeté vers la recherche de performance et l’entrainement, mais aussi car il a très probablement défini quel genre de grimpeur j’allais être. En effet, mon point de force sont les efforts «&nbsp;entre voie et bloc&nbsp;»&nbsp;: soit des blocs à rallonge ou traversées, soit des voies avec des sections difficiles relativement courtes (5 à 15 mouvements), entrecoupées de bons repos.</p>



<p>Mon intime conviction est que cet amour des sections courtes soit moins la conséquence de ma génétique, que de la philosophie Jollypower qui, comme on a vu, donne une importance prioritaire à deux aspects de la performance&nbsp;en escalade. D’une part, il s’agit d’«&nbsp;apprendre à forcer&nbsp;», tant avec les séances d’entrainement qu’avec un travail mental dont l’objectif est de se mettre en condition de «&nbsp;tout donner&nbsp;» au moment clé de la performance. De l’autre, il est question de développer un geste fluide et «&nbsp;rentable&nbsp;». Avoir internalisé cette conception de la performance m’a très bien appris à «&nbsp;être le plus économe possible quand je force le plus possible&nbsp;», moins à gérer ce qui se passe (mentalement, physiquement et techniquement) quand il faut composer avec les bouteilles pendant 20, 30 voir 40 mouvements à la suite.</p>



<p>Autre conséquence importante, ce genre de points de force s’expriment au mieux en <em>après travail</em> ou en <em>flash</em>, alors que pour se sentir performant&nbsp;<em>à vue&nbsp;</em>il faut trouver «&nbsp;la&nbsp;» voie avec la bonne filière énergétique (des alternances «&nbsp;section-repos&nbsp;» vraiment marquées) .</p>



<p>En raison de cette expérience personnelle mais aussi de ce que j’ai observé chez mes compatriotes qui s’entrainent avec ce système, <strong>je conseille donc l’achat de «&nbsp;Jollypower&nbsp;» à une catégorie de grimpeurs bien précise&nbsp;: les «&nbsp;weekend warriors&nbsp;» </strong>qui travaillent des «&nbsp;projets&nbsp;» ambitieux en voie ou bloc les samedis et dimanche, et veulent maximiser la «&nbsp;rentabilité&nbsp;» du temps dédié à l’entrainement pendant la semaine &#8211; surtout si vos falaises locales proposent peu d’efforts hyper-résistants. Viennent ensuite tous ceux s’inscrivent dans une logique similaire, par exemple celle de travailler un seul projet pendant plusieurs jours, lors d’un voyage. <strong>Plutôt un public adulte et ayant une expérience de grimpe de quelques années, donc. Les résultats chez ce genre de sujets seront parfois spectaculaires.</strong></p>



<p><strong>En revanche il y a un risque de déception pour deux autres catégories.</strong> Tout d’abord, <strong>les grimpeurs avec peu d’expérience et une gestuelle imparfaite</strong> risquent de se joindre aux «&nbsp;champions d’entrainement&nbsp;» dont je parlais plus haut, du moins s’ils ne se dédient pas au perfectionnement technique autant qu’aux exercices sur les agrès. D’autre part, les résultats de l’approche Jollypower seront aussi décevants pour <strong>tous ces grimpeurs qui font de la capacité d’encaisser un volume important d’escalade difficile une clé du plaisir</strong>&nbsp;: je pense aux compétiteurs des catégories dont les qualifications se font en format «&nbsp;contest&nbsp;», mais aussi aux falaisistes qui veulent cocher le plus grand nombre de voies «&nbsp;de niveau respectable&nbsp;» au cours d’une journée en falaise ou d’un séjour. <strong>Ce livre me semble au contraire viser le résultat ultime, «&nbsp;LA&nbsp;» perf’ de la semaine ou du mois, et bien moins la quantité</strong>&nbsp;: si pour vous enchainer une dizaine de voies d’une cotation est plus satisfaisant qu’en plier une seule à la cotation supérieure, Jollypower ne vous donnera aucune recette révolutionnaire, et le fait qu’il insiste beaucoup sur des entrainements de force maximale, pour lesquels il faudrait limiter le volume afin de garder de la fraicheur physique et mentale, risque de vous conduire soit à la frustration, soit au surentrainement et aux blessures.</p>



<p><strong>Le livre est à ce jour disponible uniquement en italien, mais il reste accessible comme première lecture dans la langue de Dante et Petrarca. </strong>Il s’accompagne d’un deuxième volume plus théorique, dont la lecture sera donc plus ambitieuse, qui est dédié à l’étude du mouvement en escalade, des facteurs mentaux de la performance et des spécificités de l’entrainement pour les compétitions.</p>



<p><a href="https://www.oliunid.fr/versante-sud-jollypower-vol-1-guide-d-entrainment.html">Lien pour acheter</a>.</p>
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		<title>Stages trad&#038;fissure: Pourquoi? Pour Qui?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 17:38:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En vue du prochain Stage d&#8217;escalade Trad et Fissures du 22-23-24 Avril 2022, mais aussi des suivants, j&#8217;écris ce petit article explicatif. On apprend quoi, sur un stage de trad? Pendant le stage, on apprend à poser des coinceurs et friends de façon fiable, mais aussi les rudiments de l&#8217;escalade en fissure. L&#8217;objectif est qu&#8217;en [&#8230;]</p>
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<p>En vue du prochain Stage d&rsquo;escalade Trad et Fissures du 22-23-24 Avril 2022, mais aussi des suivants, j&rsquo;écris ce petit article explicatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="on-apprend-quoi-sur-un-stage-de-trad">On apprend quoi, sur un stage de trad?</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/01/courscoinceurs-e1610450599531.png" alt="" class="wp-image-883" width="300"/></figure>



<p>Pendant le stage, on apprend à poser des coinceurs et friends de façon fiable, mais aussi les rudiments de l&rsquo;escalade en fissure. L&rsquo;objectif est qu&rsquo;en sortant du stage, tout le monde soit capable d&rsquo;affronter en tête (et en sécurité) des longueurs de fissures non-equipées, dans un niveau similaire à ce qu&rsquo;on grimpe « à vue » en falaise. </p>



<h2 class="wp-block-heading" id="ca-me-sert-a-quoi-le-trad-ce-n-est-pas-un-truc-d-outre-mer">ça me sert à quoi? le trad, ce n&rsquo;est pas un truc d&rsquo;outre-mer?</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/20210801_095909-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2081" width="300"/><figcaption class="wp-element-caption">Valle dell&rsquo;Orco, Italie. Un vrai paradis du Trad!</figcaption></figure>



<p>Avec les apprentissages du stage, tout un champs de possibilités s&rsquo;ouvre, sans forcément aller (trop) loin! Pour commencer, la plupart des grandes voies granitiques en contexte « alpin », qu&rsquo;elles soient situées en France, Suisse ou Italie, demandent au moins partiellement la connaissance de ces techniques. Au Verdon on trouve aussi plusieurs voies de ce type, en complète contretendance par rapport aux dalles à trous et gouttes d&rsquo;eau qu&rsquo;on y associe normalement. L&rsquo;Europe continentale offre aussi plusieurs sites de pratique pour le « trad » sur une longueur, parfois de très grande qualité : on peut citer Annot (lieu du stage) en France, Orco et Cadarese en Italie, Ettringen en Allemagne&#8230; Sans oublier des sites plus aventureux comme les Dolomites ou la Jordanie.</p>



<p>Alors, si les images d&rsquo;un Tommy Caldwell ou des Wide Boyz vous fascinent, si plus simplement vous avez envie d&rsquo;aventure et d&rsquo;une escalade qui sort des sentiers battus: ce stage fait pour vous!</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="faut-il-un-gros-niveau-de-grimpe">Faut-il un gros niveau de grimpe?</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/20201025_113224-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2078" width="300" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/20201025_113224-980x980.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/20201025_113224-480x480.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /><figcaption class="wp-element-caption">Quel est le niveau d&rsquo;escalade requis, pour apprendre à ramper comme un vers de terre?</figcaption></figure>



<p>Pas forcément. Le prérequis en termes de « niveau » est de savoir « emmener la corde au relais » dans du 6 en falaise, sans perche mais en tirant quelques dégaines si nécessaire&#8230; La formulation n&rsquo;est pas choisie au hasard: en effet vos aptitudes au « bricolage » et à l&rsquo;adaptation seront un atout précieux lors du stage! </p>



<p>Plus qu&rsquo;un gros niveau en escalade, ce stage « intensif » vous<strong> demandera enthousiasme, implication et résilience.</strong> Faire ses premiers pas au dessus d&rsquo;un coinceur fait peur à tout le monde, coincer mains et pieds dans les fissures fait mal (au début&#8230;), la gestuelle est parfois bizarre et totalement opposée à celle de l&rsquo;escalade « classique »: il faut être prêts à « repartir de zéro », mais avec la bonne attitude l&rsquo;apprentissage est rapide et le plaisir arrive vite. La presque totalité de mes anciens stagiaires a adoré l&rsquo;expérience et en a tiré pleinement profit: ils avaient peut être un penchant masochiste ^^ ! En revanche, pour les deux ou trois élèves qui avaient besoin d&rsquo;y aller en douceur, ou qui s&rsquo;attendaient à « réussir sans effort », l&rsquo;expérience s&rsquo;est révélée un peu trop intense&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="faut-il-deja-posseder-des-coinceurs">Faut il déjà posséder des coinceurs?</h2>



<p><strong>Non, ils sont fournis! Mais si vous les avez, emmenez!</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/IMG_20190502_102719-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2077" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/IMG_20190502_102719-980x735.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/IMG_20190502_102719-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading" id="c-est-dangereux">C&rsquo;est dangereux?</h2>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/02/IMG_20190505_162556-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2079" width="300"/></figure>



<p>Non et oui, oui et non. Pour commencer, l&rsquo;escalade, c&rsquo;est un sport dangereux!</p>



<p>Il est ensuite clair dans les buts d&rsquo;une situation d&rsquo;apprentissage, il y a celui de bétonner le coté sécu, et que je mets tout en œuvre pour que tout se passe bien. Par exemple, mes clients volent assez souvent pendant le stage, mais aucun de ces vols a lieu dans des situations « limite ».</p>



<p>En revanche, du moment où vous posez vous mêmes des coinceurs, il y a potentiellement plus d&rsquo;occasions de faire des bêtises et vous mettre en danger qu&rsquo;en site équipé, et ce même sous l’œil bienveillant d&rsquo;un professionnel! Si vous n&rsquo;acceptez pas cette partie du risque, il vaut mieux éviter le trad, tout court&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="ca-coute-combien">ça vous tente? <a href="mailto:contact@ggrimpe.com">écrivez moi</a>!</h2>
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		<title>Wadi RUm 2021, Partie 2</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 11:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette deuxième partie de mon article sur l&#8217;escalade au Wadi Rum, je vous propose un compte rendu des voies parcourues lors de ma dernière visite. Si vous ne connaissez pas du tout le site, ou vous cherchez des conseils généraux en vue d&#8217;un voyage, je vous conseille de lire aussi la première partie de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans cette deuxième partie de mon article sur l&rsquo;escalade au Wadi Rum, je vous propose un compte rendu des voies parcourues lors de ma dernière visite. Si vous ne connaissez pas du tout le site, ou vous cherchez des conseils généraux en vue d&rsquo;un voyage, je vous conseille de lire aussi la <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-1/">première partie de l&rsquo;article</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 1: The pillar of Wisdom</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_140325_550-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_140325_550-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1987" width="400" height="512"/></a><figcaption>Roxane vers la fin des difficultés. Il est 14h30 mais le soleil est déjà bien bas!!!</figcaption></figure></div>



<p>Pour notre première journée, on a opté pour une classique relativement facile mais assez longue et avec une descente complexe, The Pillar of Wisdom (TD-, 400m). La voie est archi-celèbre et immortalisée dans une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=g3QcOkWGejI">vidéo du grimpeur anglais Leo Houlding</a>, qui l&rsquo;a grimpée en solo pour la pub d&rsquo;un jeu vidéo! Dans l&rsquo;ensemble il s&rsquo;agit d&rsquo;une bonne voie pour s&rsquo;acclimater au style local, si vous êtes bien « larges » dans 5 en terrain d&rsquo;aventure &#8211; la voie pourra aussi constituer le clou du voyage pour des cordées plus justes en niveau.</p>



<p><strong>Il convient de mettre en garde les aspirants répétiteurs sur quelques caractéristiques de la voie:</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La descente par Hammad&rsquo;s Route</strong>. elle n&rsquo;est pas expo, mais longue et potentiellement paumatoire: il convient d&rsquo;avoir déjà parcouru des approches au caractère « bédouin » comme The Beauty, voir, si vous etes justes dans le niveau, de la repérer à l&rsquo;avance dans le sens de la montée&#8230; <strong>TOPO DE LA PARTIE DU SIQ EN FIN D&rsquo;ARTICLE!</strong></li><li><strong>Le crux, qui arrive à la toute fin</strong>&#8230;<strong> </strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une courte section sur adhérences de pieds et aplats, en dalle raide, au caractère assez « bleausard »: on se dirait en plein circuit bleu&#8230; Ce passage est équipé à demeure et peut se négocier en A0, cependant le « réta » qui vous mène sur la dalle sommitale reste obligatoire, et la suite (adhérence en dalle à 60°) est improtégeable sur des longs mètres. Si on ajoute la gestion du tirage et une cotation très serrée dans certains topos, on a tous les ingrédients d&rsquo;un « but » malcommode. Je rappelle que lors de ma première visite, deux jeunes français avaient appelé Ali demandant si un hélicoptère pouvait venir les chercher, car la nuit approchait et ils n&rsquo;arrivaient pas à passer. Morale de l&rsquo;histoire, ils ont passé la nuit à descendre la voie en rappel, équipant des relais sur des lunules douteuses&#8230;</li><li><strong>L&rsquo;approche, qui contient déjà de l&rsquo;escalade!</strong> Les habitués du site, tels que les israéliens qu&rsquo;on a connus sur place, ont l&rsquo;habitude de parcourir en solo ces 100m de cheminées inclinées (3, quelques pas de 4) qui mènent sur la terrasse à la base du pilier. Votre temps de parcours sur cette section peut varier énormément selon votre capacité d&rsquo;organisation et habitude à négocier efficacement ce type de terrain. Assurés ou en solo, baskets ou chaussons, corde tendue ou en tirant des longueurs, autant de choix qu&rsquo;il convient de savoir faire vite!</li></ul>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_102309_472-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_102309_472-225x300.jpg" alt="" data-id="1989" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_102309_472-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1989" class="wp-image-1989"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Dans le bas du pilier</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_113018_636-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_113018_636-225x300.jpg" alt="" data-id="1990" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_113018_636-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1990" class="wp-image-1990"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Les fissures du milieu</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_142910_623-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="225" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_142910_623-300x225.jpg" alt="" data-id="1991" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_142910_623-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1991" class="wp-image-1991"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Vire au dessus de la descente vers Hammad&rsquo;s Route</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_154021_403-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_154021_403-225x300.jpg" alt="" data-id="1992" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_154021_403-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1992" class="wp-image-1992"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Hammad&rsquo;s route: les dômes avant le Great Siq</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_161441_771-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_161441_771-225x300.jpg" alt="" data-id="1993" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_161441_771-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1993" class="wp-image-1993"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Le rappel qui mène au Siq</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_162309_416-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_162309_416-225x300.jpg" alt="" data-id="1994" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_162309_416-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1994" class="wp-image-1994"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">En essayant de ne pas faire « plouf »!</figcaption></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 2: Lionheart</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_112557_470-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_112557_470-806x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1996" width="400" height="512"/></a><figcaption>Bienvenus au fissurodrome&#8230;</figcaption></figure></div>



<p> On l&rsquo;a dit dans la <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-1/">partie 1</a>, l&rsquo;escalade au Wadi Rum propose en général un mix varié entre fissures et grimpe plus « extérieure ». Il y a pourtant des voies qui font la part belle au « crack climbing » le plus épuré, et « Lionheart » (ED-, 350m) en est un bon exemple. </p>



<p><strong>La voie remonte un systèmes de dièdres fissurés</strong> très visible depuis le bas: la ligne impressionne de part de sa logique et raideur.</p>



<p><strong>Points à retenir pour une répetition:</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>C&rsquo;est de l&rsquo;escalade en fissure « à l&rsquo;américaine »! </strong>Vous allez adorer (c&rsquo;était notre cas) ou détester&#8230;Dans tous les cas, préparez vous à employer tout votre arsenal de techniques de verrous et progressions de fissure, du plus petit au plus large! Idem pour les coinceurs: selon votre propension à parcourir des section de « squeeze » sans protection, un #6 sera peut être utile&#8230; (pour un passage seulement).</li><li><strong>Les cotations aussi, sont « américaines »</strong> voir même plus sévères. Si vous avez l&rsquo;habitude des cotations fissures d&rsquo;Annot, Orco, Cadarese ou Chamonix: il conviendra de rajouter mentalement une lettre partout&#8230;</li><li><strong>C&rsquo;est une voie remarquablement « simple » pour le Wadi Rum</strong>.  Par cela je veux dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune complexité d&rsquo;itinéraire, de descente ni de gestion du tirage. Par rapport au standard local, vous pouvez vous passer des bicoins et de pas mal de dégaines et sangles. Attention juste au relais avant la dalle en 6a de la fin: il y en a un pour la descente bien visible sur la gauche (équipé sur broches)  et un autre un peu plus haut sur une mini vire (piton et bicoin en place, à renforcer avec un micro friend).</li></ul>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_112555_774-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_112555_774-768x1024.jpg" alt="" data-id="1997" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_112555_774-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1997" class="wp-image-1997"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Ah, la fameuse « escalade intérieure »!</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_121637_118-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_121637_118-768x1024.jpg" alt="" data-id="1998" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_121637_118-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1998" class="wp-image-1998"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Qui a laissé les griffures dans le sable?</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_154026_324-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_154026_324-768x1024.jpg" alt="" data-id="1999" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211223_154026_324-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=1999" class="wp-image-1999"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">La dalle finale: ça engage&#8230;</figcaption></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 3: GOLDFINGER</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211224_113237_897-2-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211224_113237_897-2-829x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2001" width="400"/></a><figcaption>LA longueur. Du bon 5 bien solide, en fissure à doigts.</figcaption></figure></div>



<p>On ret</p>



<p><strong>Goldfinger (D+, 100m) est classiquement parcourue comme voie d&rsquo;acclimatation</strong>, en raison de sa longueur modeste et de la possibilité de la combiner avec les autres « short climbs » voisines. Ces mêmes carctéristiques la rendent idéale pour une journée où on hésite entre grimpe et repos, ce qui était notre cas. C&rsquo;était aussi l&rsquo;occasion pour Roxane de grimper en tête, sans la pression de l&rsquo;horaire et pouvant tirer des longueurs courtes. </p>



<p><strong>Points essentiels:</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Bien que plus facile que ses voisines, « Goldfinger » est plus sérieuse</strong>: tous les relais sont à équiper sur coinceurs et/ou lunules, le rocher n&rsquo;est pas toujours bon dans les parties faciles, et ce n&rsquo;est peut être pas un hasard, si la voie a été théâtre du pire accident connu au Wadi Rum (arrachement du relais, trois morts).</li><li><strong>En termes de pure escalade, seule la longueur-clé en 5c vaut le détour</strong>. Si votre niveau est suffisant, il vaut peut être mieux s&rsquo;orienter sur une « short climb » plus soutenue.</li><li><strong>Lors de la descente en rappel, il ne faut pas louper le dièdre parfait de « Troubadour »</strong>, d&rsquo;autant plus que si vous utilisez des brins de 60m, vous avez la moulinette déjà en place, et y faire un tour vite fait ne prendra que quelques minutes. Longueur des plus pédagogiques, la portion grimpée en « dulfer » sera inversement proportionnelle à votre technique en verrous de main! Bref, une base.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 4: boucle rakhabat-karazeh</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211225_095348_347-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211225_095348_347-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2002" width="400"/></a><figcaption>L&rsquo;entrée du dédale&#8230;</figcaption></figure></div>



<p>En guise de vraie journée de repos, on a décidé de parcourir à pieds cette petite boucle, qui n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que<strong> l&rsquo;approche et la descente de la voie « The Beauty »!</strong></p>



<p>En plus d&rsquo;offrir des paysages parmi les plus caractéristiques de la zone, <strong>cette balade peut aussi répresenter une « mise en jambe » idéale</strong> si vous n&rsquo;avez que quelques heures à disposition lors de votre premier jour. En effet, <strong>on y retrouvera un petit aperçu de toutes les « bédouinades » typiques des itinéraires d&rsquo;approches/descentes plus sérieux</strong>. </p>



<p>Comptez 2-3h pour un premier parcours en boucle, en fonction de votre « feeling » pour le terrain local. N&rsquo;oubliez pas le topo Howard (pour une fois très bien fait), la corde (un seul brin de 50m suffit) et le baudrier+descendeur pour l&rsquo;unique rappel de retour. <strong>Il est aussi possible d&rsquo;effectuer une boucle plus conséquente en allant jusqu&rsquo;au Wadi um Ishrin</strong>, mais dans ce cas il faudra compter un temps de parcours double, et emmener un brin de corde en plus.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-4 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0018.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="169" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0018-300x169.jpg" alt="" data-id="2003" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0018.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2003" class="wp-image-2003"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0020.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="169" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0020-300x169.jpg" alt="" data-id="2004" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0020.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2004" class="wp-image-2004"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0023.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="225" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0023-300x225.jpg" alt="" data-id="2005" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0023.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2005" class="wp-image-2005"/></a></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 5 : Djihad (LA Guerre Sainte)</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211226_115447_450-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211226_115447_450-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2008" width="400"/></a><figcaption>Loin au dessus du sable&#8230;</figcaption></figure></div>



<p><strong>La guerre sainte (ED+, 400m)</strong> a été la première voie 100% équipée du Wadi Rum, et est un peu le prototype de cette catégorie de voies sur le grès local. </p>



<p><strong>Si les voies équipées du site reposent les néurones, elles ne seront pas tendres avec vos avant bras!</strong> En effet, si vous comptez venir au Wadi Rum armés uniquement de corde et dégaines, il vous faudra un niveau conséquent: au minimum un niveau « 7 » solide, mais encore mieux, la capacité d&rsquo;aborder le 8a dans un contexte de grande voie&#8230; </p>



<p><strong>Quant à l’œuvre D&rsquo;Arnaud Petit, Guy Albert et cie, rien de nouveau à dire: il s&rsquo;agit de l&rsquo;une des plus belles voies sportives de ce niveau que j&rsquo;ai pu grimper</strong>. La voie est toujours soutenue à la frontière entre le 6 et le 7, dans un style pour la plupart vertical et technique. Quand l&rsquo;escalade devient facile, l&rsquo;engagement entre les points compense, pour un résultat final remarquablement homogène. Les longueurs de la fin, dans un grès jaune moins travaillé que le reste, se démarquent pour un style de grimpe particulièrement « bloc » et moderne.</p>



<p><strong>En décembre, la voie est au soleil jusqu&rsquo;en début d&rsquo;après midi, mais méfiez vous du vent thermique avant que le rocher passe à l&rsquo;ombre</strong>: il a fini par avoir raison de Roxane, qui en tremblant de froid m&rsquo;a demandé de descendre à deux longueurs de la fin. Tant mieux: on aura une excuse pour la refaire!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 6: Black MAgic</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_082521_213-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_082521_213-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2016" width="400"/></a><figcaption>La Dark Tower. Black magic démarre au centre et louvoie dans la droite de la face</figcaption></figure></div>



<p>Suite à la Guerre Sainte, on choisit une voie facile, histoire de se léver tard et faire une petite journée. Black Magic (D+, 300m?) nous semble une candidate idéale en raison de son approche rapide.</p>



<p><strong>Bien que la voie ne fasse pas l&rsquo;unanimité, on a plutôt aimé</strong>: elle rappelle un peu la voie du « Pesce d&rsquo;Aprile » en Valle dell&rsquo;Orco, qui emprunte elle aussi un système de vires dans le bas.</p>



<p><strong>Pour résumer la voie en trois points:</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une excellente introduction à la recherche d&rsquo;itinéraire</strong>, et sans doute une voie à conseiller aux adeptes de l&rsquo;idée que l&rsquo;escalade, c&rsquo;est « trouver le facile dans le difficile »</li><li><strong>La longueur au dessus de l&rsquo;arbre</strong> peut se gravir de plusieurs façons: droit dans la dalle grise, aussi belle que peu protégeable; dans le dièdre plus à droite, ou encore une bonne trentaine de mètres à gauche, par des fissures attrayantes, faciles à protéger et un peu plus dures (5c)</li><li><strong>Pour les rappels, il est maintenant possible d&rsquo;aller tout droit.</strong> En effet, l&rsquo;ouverture de voies plus récentes à laissé comme cadeau plusieurs relais de rappel en place (lunules, blocs géants posés sur des vires, spit+maillon). Cette option nous a semblé plus logique que nous décaler à droite pour rejoindre l&rsquo;arbre (topo d&rsquo;origine), et permettrait à des répétiteurs de laisser des affaires au pied. </li></ul>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-5 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_093602_364-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_093602_364-225x300.jpg" alt="" data-id="2017" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_093602_364-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2017" class="wp-image-2017"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_114048_782-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_114048_782-225x300.jpg" alt="" data-id="2018" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_114048_782-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2018" class="wp-image-2018"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_123215_444-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_123215_444-225x300.jpg" alt="" data-id="2019" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211227_123215_444-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2019" class="wp-image-2019"/></a></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 7: inshallah factor</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_105652_822-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_105652_822-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2020" width="400"/></a><figcaption>Roxane arrive au bac salvateur de la longueur clé (6c)</figcaption></figure></div>



<p>S&rsquo;il y a une voie que je ne voulais louper sous aucun prétexte, il s&rsquo;agit bien d&rsquo;<strong>Inshallah Factor (ED, 450m)</strong>.</p>



<p>Véritable <strong>king line de la face est du Jebel Rum</strong>, la voie emprunte « LE » système de fissure qui ne manquera pas de vous taper dans l&rsquo;oeil dans le bas, pour ensuite traverser sur une large vire et aller chercher une cheminée tout aussi évidente. Tout est dit: la voie respecte pleinement les attentes qu&rsquo;elle génère, en offrant une ambiance de paroi réellement grandiose et des longueurs d&rsquo;anthologie.</p>



<p><strong>Pour ma part, j&rsquo;en retiens:</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Les 6 premières longueur sont le crux technique de la voie</strong>. Pour gravir la 5eme longueur en 6c (ou 6a/A1) des micro friends et micro cablés sont indispensables: pour ma part j&rsquo;ai employé plusieurs « peenuts » et un Z4 rouge. Astuce pour le libre, je conseille de préparer à l&rsquo;avant du baudrier des dégaines avec sur chacune deux tailles de cablés : par exemple 1 et 3, 2 et 4, 3 et 5. Cela fluidifie grandement l&rsquo;action. Quant au type d&rsquo;escalade, c&rsquo;est plutôt sur les pieds et les doigts: finalement pas trop déroutant&#8230; d&rsquo;autres longueurs du bas pourraient poser quelques soucis aux moins « fissuristes » d&rsquo;entre vous, en raison d&rsquo;un style nettement plus marqué, à base de verrous, <em>flares</em> et autres rampings&#8230;</li><li><strong>La cheminée de la fin</strong> pourra faire office de deuxième crux. Compte tenu de la nécessité de se protéger, elle demande un investissement comparable à la célèbre cheminée de la Demande, au Verdon (qui est équipée). En revanche, ça se protège bien et ce serait un bon spot de bivouac en cas de retard: en plein milieu, on y trouve un couloir horizontal de 20 mètres (!) qui sépare les deux longueurs. Hallucinant. </li><li><strong>La descente risque fort de se faire de nuit, et ne doit pas être sous-estimée. </strong>Il y a deux possibilités de descente: en rappels par IBM ou en rappels et desescalade par Eye of Allah. Attention, les croquis disponibles sont dans tous les cas approximatifs et il n&rsquo;est dit nulle part à quel moment il faut dévier à droite ou à gauche, donc il est bien de préparer les deux éventualités:<strong> il est tout à fait possible de vouloir descendre dans Eye of Allah et finir dans IBM (ce qui est déjà arrivé à d&rsquo;autres) tout comme le contraire (ce qu&rsquo;on a fait nous!)</strong>. Mon analyse après coup, est que le choix semble se faire dès le premier rappel: droit vers le village pour IBM, plus vers le Great Siq pour Eye of Allah&#8230;mais ne me croyez pas à 100%! <strong>Idéalement, il faudrait parcourir au moins l&rsquo;une de ces deux voies à l&rsquo;avance: sinon, recueillez le plus d&rsquo;infos possible.</strong> <strong>TOPO de la partie la plus piègeuse d&rsquo;Eye of Allah en fin d&rsquo;article.</strong></li></ul>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-6 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_090342_327-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_090342_327-768x1024.jpg" alt="" data-id="2023" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_090342_327-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2023" class="wp-image-2023"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_100219_341-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_100219_341-768x1024.jpg" alt="" data-id="2024" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_100219_341-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2024" class="wp-image-2024"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_104814_419-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_104814_419-768x1024.jpg" alt="" data-id="2025" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_104814_419-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2025" class="wp-image-2025"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_105556_612-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_105556_612-768x1024.jpg" alt="" data-id="2026" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_105556_612-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2026" class="wp-image-2026"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_120644_464-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_120644_464-768x1024.jpg" alt="" data-id="2027" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_120644_464-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2027" class="wp-image-2027"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_123512_245-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_123512_245-768x1024.jpg" alt="" data-id="2028" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_123512_245-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2028" class="wp-image-2028"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_151624_515-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_151624_515-768x1024.jpg" alt="" data-id="2029" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_151624_515-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2029" class="wp-image-2029"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_161516_335-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_161516_335-768x1024.jpg" alt="" data-id="2030" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_161516_335-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2030" class="wp-image-2030"/></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_180358_124-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_180358_124-768x1024.jpg" alt="" data-id="2031" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211228_180358_124-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2031" class="wp-image-2031"/></a></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 8: SaBBAH&rsquo;s ROUTE+Khazali canyon</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_143624_874-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_143624_874-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2036" width="400"/></a><figcaption>Rappel dans Khazali Canyon</figcaption></figure></div>



<p>Le lendemain de la grande journée passée dans Inshallah Factor, on opte pour une journée de « repos actif » en sauce bédouine. En mélangeant souvenirs de mon premier voyage, conseils d&rsquo;Alia et infos internet, je trouve cette belle boucle qui semble nous convenir parfaitement: montée par <strong>Sabbah&rsquo;s Route</strong>, une voie bédouine pas trop dure, descente en canyon sec par <strong>Khazali Canyon</strong>.</p>



<p><strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une parcours très agréable: visuellement exceptionnel, peu expo (pour le lieu) et jamais fatigant</strong>, bien qu&rsquo;assez long en raison de la recherche d’itinéraire: à un rythme très tranquille mais sans pauses, on a mis plus que 5 heures. Alia nous avait prévenu: il est courant que ses clients sous-estiment largement le temps nécessaire et soient en retard de 2-3 heures au rdv avec le 4&#215;4 d&rsquo;Ali&#8230;pour lequel on était pile poil à l&rsquo;heure! <strong>Heureusement c&rsquo;est bien cairné et marqué (peinture bleue qui commence à s&rsquo;effacer), car dans la partie centrale sur le plateau, il s&rsquo;agit d&rsquo;un véritable labyrinthe.</strong> Conseil: la jonction entre les deux itinéraires se fait à niveau de la plaine dans la 4ème photo de la galerie, par le couloir/cheminée bien évident au bout. En restant sur les dômes et tirant un peu à droite, on irait au sommet (Sabbah&rsquo;s Route « classique »)</p>



<p><strong>Pour une répétition, il vous faudra un brin de 60m pour le canyon sec</strong> (50m devraient passer avec un peu de désescalade), et de quoi remettre en état des relais vieillissants (cordelette-couteau-maillons).</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-4 is-cropped wp-block-gallery-7 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110641_168-768x1024.jpg" alt="" data-id="2037" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110641_168-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2037" class="wp-image-2037"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110707_761-768x1024.jpg" alt="" data-id="2038" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110707_761-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2038" class="wp-image-2038"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_111447_307-768x1024.jpg" alt="" data-id="2039" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_111447_307-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2039" class="wp-image-2039"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_115342_3352-768x1024.jpg" alt="" data-id="2040" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_115342_3352-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2040" class="wp-image-2040"/><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">La jonction avec Khazali Canyon</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_123822_338-768x1024.jpg" alt="" data-id="2041" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_123822_338-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2041" class="wp-image-2041"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_125356_984-768x1024.jpg" alt="" data-id="2042" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_125356_984-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2042" class="wp-image-2042"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_125409_439-768x1024.jpg" alt="" data-id="2043" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_125409_439-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2043" class="wp-image-2043"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_140026_124-768x1024.jpg" alt="" data-id="2044" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_140026_124-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2044" class="wp-image-2044"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_141301_794-768x1024.jpg" alt="" data-id="2045" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_141301_794-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2045" class="wp-image-2045"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_141419_709-768x1024.jpg" alt="" data-id="2046" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_141419_709-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2046" class="wp-image-2046"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_145445_581-768x1024.jpg" alt="" data-id="2047" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_145445_581-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2047" class="wp-image-2047"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_155335_554-768x1024.jpg" alt="" data-id="2048" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_155335_554-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2048" class="wp-image-2048"/></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 9: But! (dans Al Uzza)</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211231_145612_879-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2049" width="400"/><figcaption>Après tant de jours sans repos complet, on est dans le même état que ce 4&#215;4&#8230;</figcaption></figure></div>



<p>Pour notre avant dernière journée, incertains quant à notre état psychophysique, on hésite longuement entre plusieurs idées&#8230;On veut quelque chose de pas trop loin, au soleil au moins une partie de la journée, avec un retour en rappel possible au cas où. Finalement on prend une option assez ambitieuse, <strong>Al Uzza (ED+, 300m)</strong>, convaincus par les commentaires de son ouvreur (Wilfried Colonna) qui la définit « l&rsquo;un des bijoux cachés du Rum ».</p>



<p>Lors de la dépose 4&#215;4, Ali hésite: on est les premiers qu&rsquo;il dépose au pied de cette voie. En arrivant face à l&rsquo;évidente ligne, il commente laconiquement: « hard, ah? ».</p>



<p>Quant à nous, on est partagés entre un sentiment d&rsquo;excitation face à ce qui semble un morceau de Utah, et un étrange sentiment de pression. C&rsquo;est plus impressionnant en vrai que sur le topo, et pour la première fois dans le voyage, on doute. Dès la première longueur (6b), le ton est donné: je fais tomber un bloc en équilibre précaire dans une fissure large, je me mets peur, je suis trop habillé, et physiquement c&rsquo;est un combat inhabituel &#8211; dans une style et un niveau qu&rsquo;à priori devraient me convenir à la perfection&#8230; Roxane galère tout autant que moi pour me rejoindre. La deuxième longueur se passe bien plus sereinement mais pour la première fois du voyage, je fais quelques pas d&rsquo;artif&rsquo; dans un splitter à doigts (7a). Au relais, on commence à parler de redescendre « quand on veut », et en démarrant la longueur suivante il me semble de tirer sur quelque chose de bien élastique! On met donc fin aux hostilités, en prenant quand même le temps de ressayer le crux « artifé » en moulinette: verdict, c&rsquo;est peut être coté sévère, mais l&rsquo;effort que je produis me semble bien trop important, compte tenu de l&rsquo;inclinaison et de la taille de la fissure. J&rsquo;ai pourtant déjà fait quelque chose de similaire à vue: bref je suis surtout complétement cuit, et Roxane l&rsquo;est tout autant que moi!</p>



<p>Une fois tiré le seul rappel, on rejoint Ali à son campement de tentes, pas loin, où il propose des nuits dans le désert et organise des festivals de musiques locales. </p>



<p><strong>En dehors du but qu&rsquo;on a pris, la voie semble effectivement extraordinaire, sans doute un morceau de choix pour tout fissuriste aguerri. </strong>On reviendra avec plus de fraicheur, et peut être un perfo pour rééquiper les relais. Seul conseil pour les éventuels répétiteurs: c&rsquo;est peut être la seule voie parcourue où, même au net de mon état de fatigue, j&rsquo;aurais aimé avoir triplé des tailles &#8211; d&rsquo;ailleurs les deux longueurs parcourues devraient assez logiquement pouvoir s&rsquo;enchainer en une seule (50-55m, 7a/b selon la ligne choisie: vers la fin, il y a l&rsquo;option entre le splitter à gauche et une large dulfer qui se protège uniquement avec un #5 ou un #6)</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-8 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_071850_808-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_071850_808-768x1024.jpg" alt="" data-id="2050" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_071850_808-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2050" class="wp-image-2050"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">La ligne</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_111332_982-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_111332_982-768x1024.jpg" alt="" data-id="2051" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_111332_982-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2051" class="wp-image-2051"/></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">C&rsquo;est bien raide!</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_120548_416-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_120548_416-1024x768.jpg" alt="" data-id="2052" data-full-url="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_120548_416-scaled.jpg" data-link="https://ggrimpe.com/?attachment_id=2052" class="wp-image-2052" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_120548_416-980x735.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211230_120548_416-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">En regardant vers le village depuis Khazali</figcaption></figure></li></ul></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jour 10: Inferno</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211231_131810_891-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211231_131810_891-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2053" width="400"/></a><figcaption>Inferno, L3</figcaption></figure></div>



<p>Pur notre dernier jour, fatigue et météo incertaine nous font opter pour une « short climb ». Au pied de la face est, on choisit <strong>Inferno (TD, 150m) </strong>voie qui a très bonne réputation.</p>



<p>Pendant les premières deux longueurs on se demande si cette réputation n&rsquo;est pas surfaite: <strong>on grimpe dans un bac à sable</strong>, tous les bacs et les vires en sont pleins!!!</p>



<p><strong>Au deuxième relais, on découvre l&rsquo;origine du sable</strong>: un petit pilier (qui est « posé » sur la vire dans des photos d&rsquo;il y a juste quelques années) s&rsquo;est couché et cassé en plusieurs morceaux tout récemment. <strong>On voit clairement que le tas de sable est en train d&rsquo;etre lessivé par les pluies, et en 2-3 saisons la voie devrait etre à nouveau propre</strong>. Vous pouvez juger l&rsquo;état de la voie du bas, selon la présence (ou pas) d&rsquo;une évidente tache blanchâtre à ses deux tiers: il s&rsquo;agit du sable qui descend de la vire!</p>



<p>En attendant, je vous conseille d&rsquo;atteindre la très belle écaille de L3 par une voie voisine, « Walk like an Egyptian » ou « A mad Frog and an Englishman ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bonus: Topo de descente du Djebel rum.</h2>



<p>Dans ce mini-topo, je vous détaille la partie la plus problématique d&rsquo;une descente par Hammad&rsquo;s Route ou Eye of Allah: la jonction entre les deux voies.</p>



<p><strong>Point clé, il ne faut sous aucun prétexte s&rsquo;engager trop bas dans le Great Siq</strong>&#8230;au moins d’être armé de gros moyens (perfo?) et aimer le canyon sec voir la spéléo&#8230;</p>



<p><strong>En arrivant par Hammad&rsquo;s</strong> route, un rappel de 50m vous dépose dans le Siq. Il faut ensuite le descendre en traversant quelques bassines, jusqu&rsquo;à une vire sur la droite qui vous mènera dans un couloir secondaire, et d&rsquo;ici à des rappels (cairns). Attention, le dernier rappel n&rsquo;est pas facile à trouver, il se trouve caché derrière un éperon et on y accède par une désescalade en rive droite: des « bédouin steps » au pied de celle ci vous indiquent que vous êtes bien au bon endroit. </p>



<p><strong>Si vous arrivez par Eye of Allah</strong>: Les rappels vous déposent d&rsquo;abord sur une large terrasse rouge. Ici les cairns indiquent une courte désescalade vers la droite et l&rsquo;accès au rappel suivant (expo), qui se fait sur 50m le long d&rsquo;une fissure. Arrivés sur une vire caillouteuse (cairns) il faut commencer à remonter le Siq (vers votre droite). Il y a des traces qui descendent vers le village, mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un but, ne pas les suivre!!! <strong>Depuis la vire, dans le sens de la remonté du Siq</strong>: d&rsquo;abord désescalade ou court rappel (équipé sur lunule 5m plus haut que la vire, faut grimper du 3 pour y accéder). Suite: remonter le goulet, traverser une vire vers la gauche et passer autour de l&rsquo;éperon. D&rsquo;ici, cairn bien visible en face. Court passage exposé, on traverse vers une lunule et on descend la cheminée pour ensuite remonter au cairn. Traverser la vire d&rsquo;abord facilement, ensuite elle devient plus fine: facile mais très impressionnant. Possibilité de placer des friends dans des boites aux lettres au niveau de vos pieds. Il faut ensuite remonter un éperon dalleux (3, expo), jusqu&rsquo;à voir un endroit où le gouffre ne fait qu&rsquo;un mètre-un mètre et demi de large (arbre, large vire en face). Désescalade facile vers le bord de l&rsquo;étroiture, ensuite saut ou grand écart. Fin des difficultés: sur toute cette partie une corde pourra rassurer le second, mais il faut au moins une personne avec un bon moral. D&rsquo;ici, on traverse une bassine, on remonte le goulet jusqu&rsquo;à la suivante, et on rejoint la vire d&rsquo;Hammad&rsquo;s Route, qui permet de s&rsquo;échapper du Siq.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/HammadEye-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/HammadEye-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2054" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/HammadEye-980x735.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/HammadEye-480x360.jpg 480w" sizes="auto, (min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1024px, 100vw" /></a><figcaption>Topo de la jonction Hammad&rsquo;s route / Eye of Allah</figcaption></figure>



<p><strong>Si vous descendez depuis le haut du Pillar of Wisdom</strong>: Il faut remonter au plus facile l&rsquo;évidente arête de domes, direction NW, jusqu&rsquo;à une vire au dessus de dalles inclinées. 5 à 15 minutes. Rappel sur Chicken Heads 10m sous le bout de la vire. 1&#215;60 (risque de coincer) ou mieux: 40+20. Deuxième relais decalé à gauche, face en amont. On arrive sur la plaine sableuse d&rsquo;Hammad&rsquo;s route, qu&rsquo;il faut traverser vers le NW : ne vous engagez pas dans le tout premier couloir à droite. D&rsquo;ici, c&rsquo;est bien cairné et assez évident jusqu&rsquo;à la portion décrite plus haut. </p>
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		<title>Wadi Rum 2021, partie 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jan 2022 14:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[escalade]]></category>
		<category><![CDATA[fissure]]></category>
		<category><![CDATA[terrain d'aventure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article d'introduction à l'escalade à Wadi Rum, paradis du terrain d'aventure</p>
<p>L’article <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-1/">Wadi Rum 2021, partie 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://ggrimpe.com">G.GRIMPE - Escalade Annecy et environs</a>.</p>
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<h4 class="wp-block-heading">Wadi Rum, Jordanie&nbsp;: un vrai paradis de l’escalade en terrain d’aventure&nbsp;!</h4>



<p>Rocher aussi incroyable que les paysages, cadre dépaysant et réellement «&nbsp;aventureux&nbsp;», marches d’approches courtes pour un maximum d’action sont les ingrédients de l&rsquo;escalade à Wadi Rum. Cela faisait quelques années que je voulais y retourner, après un séjour court et pas pleinement rentabilisé en 2014. Finalement, cette année les conditions se sont réunies et malgré les aléas sanitaires qu’on connait tous, on acheté les billets dès le mois d’Aout, pour une visite sur les fêtes de Noël qui a été une vraie réussite! &nbsp;</p>



<p>Je vais publier cet article en deux parties : dans cette première, une introduction générale pour ceux qui connaissent peu ou mal le site, et plusieurs conseils pratiques. <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-2/">Dans la partie 2</a>, vous trouverez plus de photos, un rapide compte rendu des voies grimpées avec Roxane, ainsi que des détails très utiles (et pas forcément décrits ailleurs) concernant la descente de Pillar of Wisdom (par Hammad’s Route) et celle de Inshallah factor (qui peut se faire par Eye of Allah ou par I.B.M.).</p>



<h4 class="wp-block-heading">Généralités sur l’escalade au Wadi Rum</h4>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211225_121356_372-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211225_121356_372-1024x768.jpg" alt="Jebel Rum face Est" class="wp-image-1923" width="400" height="316"/></a><figcaption>Le versant est du Jebel Rum, qui domine le village</figcaption></figure>



<p>Pur ceux qui n’en ont jamais entendu parler, le Wadi Rum est un massif de grès situé au milieu du désert Jordanien, pas loin de la frontière avec l’Arabie Saoudite. La zone s’articule en plusieurs sous-massifs s’élevant de façon vertigineuse depuis le sable&nbsp;: la comparaison avec les eaux polaires et les icebergs et assez spontanée et rend bien l’idée de ce paysage dominé par la platitude du désert et la verticalité abrupte des parois. Cela rappelle aussi certaines vallées glaciaires en forme de «&nbsp;U&nbsp;», la Yosemite Valley sur toutes.</p>



<p>Concernant le style d’escalade, on y trouvera un mix 50-50 entre pure escalade en fissure et escalade «&nbsp;extérieure&nbsp;» en pleine face. La solidité du rocher est bonne dans la moyenne, mais tout de même assez variable, et peut en général s’estimer à la couleur du rocher&nbsp;: sombre=solide, clair=sableux. Comme assez habituel pour le grès, l’enveloppe extérieure se présente comme une couche durcie, plus solide que la «&nbsp;masse&nbsp;» du rocher&nbsp;: c’est en raison de cette caractéristique que l’érosion nous offre une belle panoplie de réglettes crochetantes, lunules, colonnettes, tafonis et trous, tous très agréables sous la main grâce à un grain parfaitement adapté à l’escalade.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211231_132124_608-edited-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211231_132124_608-edited-scaled.jpg" alt="Inferno Wadi Rum" class="wp-image-1925" width="400" height="517"/></a><figcaption>Fissures et prises de face: la magnifique L3 de « Inferno » résume à elle seule le style local</figcaption></figure>



<p>La plupart des voies existantes exploite des lignes de faiblesse, avec des cheminements plus ou moins complexes en fonction du niveau, mais aussi des ouvreurs. Les «&nbsp;voies bédouines&nbsp;», sorte de voies normales qui cherchent le cheminement le plus facile, peuvent prendre des allures de labyrinthe, mais dans les niveaux les plus exigeants, les œuvres du duo autrichien Haupolter/Precht se distinguent aussi par leur nature tortueuse. De l’autre coté du spectre, les ouvertures des cordées Anglaises et celles des frères Remy visent le plus souvent des lignes assez rectilignes et facilement identifiables depuis la vallée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’équipement et la sécurité</h4>



<p>Bien que des nombreux itinéraires 100% équipés et semi-équipés aient vu le jour ces 15 dernières années, l&rsquo;écrasante majorité des voies du Wadi Rum sont en trad. Quoi qu&rsquo;il en soit, peu importe le type d’équipement: il faut y approcher toute voie d’une façon très prudente. En effet, il n’existe pas de secours organisé en Jordanie, les itinéraires de descente sont souvent chaotiques, les rappels coincent facilement, et même un petit accident bénin, tel qu’une entorse de cheville, pourrait vite tourner à la grosse galère. Bref, comme tout massif isolé et éloigné de nos sociétés hyper-sécurisées, le Wadi Rum n’est pas un bon endroit pour tester la pure limite de ses performances à cœur léger&nbsp;! Enfin, même quand tout va bien, les petits imprévus d’itinéraire et les retours nocturnes sont chose courante. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_163234_582-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_163234_582-1-768x1024.jpg" alt="Hammad's Route Wadi Rum" class="wp-image-1930" width="400" height="512"/></a><figcaption>Premier jour: la descente par « Hammad&rsquo;s Route » tourne, comme prévu, à la course contre la nuit. Heureusement, on n&rsquo;allumera les frontales que pour la dernière partie de marche facile.</figcaption></figure>



<p>Conséquence naturelle de ce que je viens de dire, il est vraiment indispensable d’avoir un kit de fond de sac adapté à la gestion des petites galères et des traumatismes sérieux&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Frontale chargée à bloc.</li><li>Cordelette (6 à 10 mètres), couteau et maillons rapides/mousquetons d’abandon</li><li>Attelle d’urgence type samsplint</li><li>Pansement compressif (aussi connu comme coussin hémostatique ou pansement israélien)</li><li>Rouleau de strappal.</li><li>Briquet, couverture de survie (pour se réchauffer en cas de bivouac imprévu)</li></ul>



<p>Dans les bagages qui restent au sol, une pharmacie de voyage bien fournie, avec médicaments de première nécessité, compresses, désinfectants et autres, est aussi chaudement conseillée. Demandez conseil à votre médecin et/ou pharmacien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La Logistique</h4>



<p>Le village de Wadi Rum se situe à 1h de route de l’aéroport d’Aqaba, ou 4h depuis Amman. Bien qu’il soit possible de louer une voiture ou s’y rendre en bus, l’écrasante majorité des grimpeurs opte pour une course en taxi, qu’il est possible de réserver en avance par le biais de la famille bédouine chez qui on hébergera. De toute façon, une fois sur place, tout se fait soit à pied soit en «&nbsp;taxi bébouin&nbsp;» (dépose 4&#215;4 dans le désert)</p>



<p>L’hébergement se fait généralement en chambre d’hôtes chez l’habitant&nbsp;et avec une recherche sommaire vous trouverez facilement des nombreuses propositions&nbsp;: environs 200 logements disponibles sur Airbnb, dans un village qui compte 1200 habitants&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211221_162330_866-3-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211221_162330_866-3-768x1024.jpg" alt="Wadi Rum Camels" class="wp-image-1931" width="400" height="492"/></a><figcaption>Notre « Jardin », avec vue sur le Jebel Rum et deux voisins fort sympatiques</figcaption></figure>



<p>Pour ma part, par bouche à oreille je me suis logé chez Ali Hamad et sa femme Alia&nbsp;: je recommande à mon tour pour l’accueil chaleureux et leur bienveillance. Point très rassurant, ils sont soucieux de savoir toujours où vous êtes, connaissent l’emplacement de la plupart des voies et seront les premiers à remarquer un éventuel retard et s’en inquiéter. Contactez-les via ce site&nbsp;: <a href="https://www.wadirumdesert.com/">https://www.wadirumdesert.com/</a> .</p>



<p>Peu importe où vous logez, la plupart des bédouins vous proposeront des «&nbsp;packs&nbsp;» de différent type, comprenant repas, taxi bédouin voir nuits dans le désert, au pied des voies les plus eloignées. En raison du prix assez modeste et du gain de temps, je conseille à minima la demie pension, à condition d’aimer le menu local qui, comme souligné ironiquement par le nom de certaines voies, est extrêmement varié&nbsp;: chicken-rice, coq au riz, riz au poulet et toutes les variantes possibles…</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0015.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20211225-WA0015-1024x576.jpg" alt="Ali Hamad Wadi Rum" class="wp-image-1932" width="400" height="226"/></a><figcaption>Le gite d&rsquo;Ali et Alia, très clairement destiné aux grimpeurs!</figcaption></figure>



<p>La fameuse « hospitalité bédouine », enfin, mérite quelques mots. Les locaux sont effectivement très chaleureux, mais d&rsquo;autre part, sachez qu&rsquo;en tant que grimpeur, vous êtes une ressource stratégique: les autres touristes ne restent généralement qu&rsquo;un ou deux jours, sur une saison plus restreinte que celle de la grimpe. De ce fait, il vous arrivera plusieurs fois de faire l&rsquo;objet de tentatives plus ou moins explicites de conquérir votre sympathie et vous proposer des services, de façon parfois tendrement maladroite. Accueillez ces tentatives de façon cordiale et mesurée, sans pour autant en être dupes: celui qui vous déclare « <em>I have a place for climbers, but it&rsquo;s not for bussiness »</em> n&rsquo;a peut être pas une activité fleurissante, mais en rêve bien&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Période idéale, météo</h4>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_093157_204-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211222_093157_204-768x1024.jpg" alt="Pillar of Wisdom Wadi Rum" class="wp-image-1940" width="400" height="512"/></a><figcaption>Fin décembre: les bonnes journées, on grimpe en t-shirt au soleil.</figcaption></figure>



<p>Pour ma part, j’ai visité deux fois le Wadi Rum sous Noël. Des grimpeurs israéliens habitués du site me disent que selon eux, la «&nbsp;saison&nbsp;» s’étend de début octobre à mars-avril. Il faut composer avec trois facteurs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Les températures. Il fait rarement trop froid pour grimper, mais on peut avoir besoin de sous-couches, polaire et d’une bonne veste chaude&nbsp;: c’était le cas lors de mes deux visites. Il peut évidemment faire aussi beaucoup trop chaud.</li><li>La durée des journées. Fin décembre on avait environs 10h30 de lumière disponible, et pour certains itinéraires c’est vraiment juste&nbsp;!</li><li>Les pluies, qui sont les plus probables en Janvier. Si elles sont rares dans l’ensemble, il faut savoir que le grès, une fois bien trempé, devient particulièrement fragile&nbsp;: il faudra donc le laisser sécher 24h avant de pouvoir à nouveau lui faire confiance. Selon les locaux, ce problème serait à l’origine d’un accident mortel (casse d’une lunule de relais).</li></ul>



<h4 class="wp-block-heading">Matériel et vêtements</h4>



<p>Avant toute autre chose, les chaussures d’approche ont une importance particulière au Rum. Il est assez courant de rencontrer des sections de « crapahutage » faciles mais très exposées lors des approches et descentes, et des semelles bien adhérentes seront grandement appréciées. Autres caractéristiques importantes, poids et encombrement contenus (on les gardera souvent au baudrier) et une fermeture efficace, peu propice à laisser rentrer le sable.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20220104_143506_293-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20220104_143506_293-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1934" width="400" height="308"/></a><figcaption>Des baskets à la gomme bien adhérente: un gage de sérénité sur les nombreux passages exposés lors des approches et descentes</figcaption></figure>



<p>Je conseille des cordes à double de 60m, assez épaisses et robustes, avec la moitié marquée de façon visible. Des cordes de 50m font aussi l’affaire, d’autant plus que les rappels sont généralement courts&nbsp;: mais les 10m supplémentaires offrent plus souvent l’option de descendre sur un seul brin, et une certaine marge au cas où il fallait en couper un bout. Dans tous les cas, en raison de la nature hyper abrasive du rocher, évitez les brins trop fins et fragiles.</p>



<p>Niveau protections&nbsp;: coinceurs mécaniques de micro à #4, en double au moins de 0.4 à 2 (en équivalent camalot). Privilégier des modèles «&nbsp;techniques&nbsp;» dans les petites tailles&nbsp;: Totemcams sur tous, mais aussi Wild Country Zero&rsquo;s ou similaires. Les très gros, #5 et 6, ne sont utiles que dans quelques poignées de voies&nbsp;: à vous de voir, selon vos envies…</p>



<p>Les bicoins sont parfois fondamentales, et pour ma part j’avais mon jeu favori composé d’une série complète de DMM peenuts + Alloy offsets&nbsp;: il a bien servi, sauf dans certaines fissures très épurées.</p>



<p>Pour les classiques en trad, emmenez 6 à 8 dégaines rallongeables, et jusqu’à 14 degaines au total pour la plupart des voies équipées. Il vous faudra aussi quelques sangles dont deux très longues (240cm) et éventuellement une poupée de 4-5m de cordelette directement au baudrier&nbsp;: il faut très souvent rallonger des protec’s pour le tirage, passer des lunules parfois énormes, entourer des becquets ou blocs rocheux.</p>



<p>&nbsp;Les gants de fissure ou une solution de strappage sont chaudement conseillés, bien que certaines voies (surtout les plus faciles&nbsp;) ne demandent pas impérativement des techniques de coincement.</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20220104_114012_697-edited.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20220104_114012_697-edited.jpg" alt="" class="wp-image-1936" width="250" height="256"/></a><figcaption>Réparation au strappal sur mon pantalon&#8230;</figcaption></figure>



<p>En termes vestimentaires, rien d’inhabituel. Sachez juste que le rocher local est très abrasif et en fonction de votre propension à ramper dans les fissures larges, pantalons et vestes seront lourdement menacés…Vaut mieux emmener quelque chose de bien résistant ou de sacrifiable&nbsp;!</p>



<p>Enfin, si vous êtes adeptes de barres de céreales, pates de fruits, gels sucrés et autres snacks «&nbsp;spécial sport&nbsp;», emmenez tout depuis la maison. Sur place vous ne trouverez que de la nourriture plus «&nbsp;lente&nbsp;» à consommer (pain, hummus fromage frais, bananes) et des sucreries type barre chocolatée classique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Topos et informations</h4>



<figure class="wp-block-image alignright size-full is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/Treks-and-Climbs-in-Wadi-Rum-Jordan-pages_720x720.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/Treks-and-Climbs-in-Wadi-Rum-Jordan-pages_720x720.jpg" alt="Treks and Climbs in Wadi Rum" class="wp-image-1937" width="300" height="323"/></a><figcaption>Le style très « old school » du topo de T.Howard, avec ses croquis faits à la main&#8230;</figcaption></figure>



<p>La recherche des informations nécessaires à la répétition d’une voie, et leur déchiffrage, contribue au caractère aventureux du lieu. Il y a un seul topo dédié spécifiquement à la zone, <a href="https://www.auvieuxcampeur.fr/treks-and-climbs-in-wadi-rum-jordan.html">«&nbsp;Treks and Climbs in Wadi Rum&nbsp;»</a> de Tony Howard. Ce topo est loin d’être récent et tant sa mise en page que sa charte graphique correspondent à des standards d’une autre époque&nbsp;: beaucoup de grimpeurs contemporains, habitués aux topos « photo », le trouveront peu compréhensible voir lacunaire. &nbsp;De plus, il ne contient aucune voie ouverte après 1995&nbsp;! Il est donc conseillé de l’intégrer avec d’autres ressources, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;en raison de la complexité du terrain, chaque auteur met en avant les détails qui lui semblent essentiels, en délaissant le reste&#8230; Deux topos «&nbsp;sélectifs&nbsp;» d’auteurs français proposent quelques voies avec une mise en page plus moderne&nbsp;: <a href="http://thierrysouchard.com/rock-around-the-world/">«&nbsp;Rock around the World&nbsp;»</a> de Thierry Souchard, et <a href="https://www.decitre.fr/livres/parois-de-legende-9782723483285.html">«&nbsp;Parois de Légende&nbsp;»</a> de Arnaud Petit/Stephanie Bodet. Plus qu’ailleurs, <a href="http://mont-rebei.blogspot.com/2019/04/ressenyes-jordania-wadi-rum.html">internet est une source d’informations parfois bien utile</a>, et enfin une fois sur place il est possible de repérer des feuilles imprimées avec les croquis des ouvertures les plus récentes&nbsp;: demandez à votre bédouin de confiance, ou à la «&nbsp;rest house&nbsp;» (si elle est ouverte).</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG-20220104-WA0005-edited.jpg" alt="" class="wp-image-1939" width="400" height="481"/><figcaption>Consultation des quelques « additifs » de topo présents chez Ali</figcaption></figure>



<p>Enfin, attention à la grande hétérogénéité dans la logique des cotations et au caractère traquenardeux de certaines informations, les «&nbsp;temps de parcours&nbsp;annoncés&nbsp;» en premier lieu. Conseil, apprenez à connaitre la logique propre à chaque équipe d’ouvreurs, et ne vous lancez pas directement dans les créations les plus sérieuses des uns et des autres…</p>



<h4 class="wp-block-heading">Seuls ou accompagnés ?</h4>



<p>Êtes-vous «&nbsp;prêts&nbsp;» pour le Wadi Rum&nbsp;? Question épineuse&nbsp;! En tant que cordée autonome, la réponse dépend en partie de votre propension à composer seuls avec certaines éventualités, de la nuit passée dehors à l’accident plus ou moins sérieux, et de la valeur que vous accordez à cette notion d&rsquo;autonomie relativement radicale, pour nos jours. Quoi qu’il en soit, quand on grimpe en tête il faut une bonne dose d’expérience en terrain d’aventure et grande voie, couplée d’un certain sens de l’itinéraire. N&rsquo;y allez pas en sortant tout juste de votre <a href="https://ggrimpe.com/programme-2022/">stage de trad</a>, attendez d&rsquo;avoir fait vos marques dans un contexte moins « engagé » : à titre d&rsquo;exemple, en grimpant à quelques pas du téléphérique de l&rsquo;Aiguille du Midi vous êtes certes en haute montagne et exposés à plus d&rsquo;aléas, mais aussi bien plus proches du « filet de sécurité » qu&rsquo;en Jordanie ! Débrouillardise, calme et sens de l&rsquo;observation seront aussi utiles à plusieurs reprises. Enfin, il faut être capable de rester humble dans le choix de ses objectifs et de grimper «&nbsp;avec marge&nbsp;» dans un niveau donné, c’est-à-dire confiants, lucides, raisonnablement rapides et avec la presque-certitude de ne pas tomber. En ce sens, le Wadi Rum est plus proche des Dolomites, que des fissures granitiques, ou des écoles de trad (Annot-Cadarese). Se restreindre aux quelques itinéraires équipés est un leurre&nbsp;:  leur nombre n’est pas infini et en général ils sont de niveau assez élevé (plusieurs longueurs dans le 7), de plus un certain engagement est souvent présent. Et de toute façon, le contexte général reste sérieux!</p>



<figure class="wp-block-image alignright size-large is-resized"><a href="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-scaled.jpg"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-scaled.jpg" alt="Sabbah Route Khazali Canyon" class="wp-image-1942" width="400" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-scaled.jpg 1920w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-1280x1707.jpg 1280w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-980x1307.jpg 980w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2022/01/IMG_20211229_110718_358-1-edited-480x640.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) and (max-width: 1280px) 1280px, (min-width: 1281px) 1920px, 100vw" /></a><figcaption>Dans la boucle Sabbath Route-Khazali Canyon, un superbe itinéraire « de jour de repos » qui mêle crapahutage et canyon sec </figcaption></figure>



<p>Si le Wadi Rum demande savoir-faire et prudence quand on y va en autonomie, il s’agit en revanche d’un endroit assez accessible quand on se place sous l’aile un professionnel&nbsp;(moniteur d&rsquo;escalade comme moi-même, mais aussi guide, ou alors, pour les «&nbsp;voies bédouines&nbsp;» : un local). Dans tous les cas, choisissez quelqu&rsquo;un qui connait l&rsquo;endroit et en a compris la logique. En tant que « clients », deux qualités vous aideront à pleinement profiter d&rsquo;un séjour: savoir apprécier des longues escalades dans un niveau «&nbsp;sur le papier&nbsp;» facile pour ses capacités, et ne pas paniquer face à l’exposition de certains passages sur les approches et descentes. </p>



<p>Rendez vous à bientôt pour la partie 2, où l’on rentrera un peu dans le détail des voies parcourues sur ce séjour.</p>
<p>L’article <a href="https://ggrimpe.com/wadi-rum-2021-partie-1/">Wadi Rum 2021, partie 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://ggrimpe.com">G.GRIMPE - Escalade Annecy et environs</a>.</p>
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		<title>Programme 2022</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 14:41:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au programme pour 2022: des stages trad et grande voie en Avril Des séances à thème à la journée sur les weekends d&#8217;été Et encore des stages à la Toussaint&#8230; renseignements et réservations: contact@ggrimpe.com</p>
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<p>Au programme pour 2022:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>des stages trad et grande voie en Avril</li><li>Des séances à thème à la journée sur les weekends d&rsquo;été</li><li>Et encore des stages à la Toussaint&#8230;</li></ul>



<p>renseignements et réservations: <a href="mailto:contact@ggrimpe.com">contact@ggrimpe.com</a></p>
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		<title>Bons Cadeau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin5063]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 14:31:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec les fêtes de Noël, arrivent les bons cadeau ggrimpe.com! Contactez moi pour plus de renseignements</p>
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<p>Avec les fêtes de Noël, arrivent les bons cadeau ggrimpe.com! <a href="mailto:contact@ggrimpe.com">Contactez moi</a> pour plus de renseignements</p>
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		<title>Finale Ligure: slash/catarinfrangente</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 14:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les vacances de la Toussaint ont été l’occasion de retourner grimper à Finale Ligure, endroit que j’affectionne particulièrement, pour plusieurs raisons. En effet, mon tout premier magazine d’escalade, acheté en 1998, était une monographie dédiée Finale&#160;: suite logique, mon premier «&#160;trip d’escalade&#160;», sur la durée d’un week end, s’est fait sur ces parois de calcarénite [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Les vacances de la Toussaint ont été l’occasion de retourner grimper à Finale Ligure, endroit que j’affectionne particulièrement, pour plusieurs raisons.</h2>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_103527_643-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1895" width="414" height="310"/><figcaption>Le paysage caractèristique de Finale. Ici Bric Scimarco (à gauche) et Bric Grigio (au milieu).</figcaption></figure></div>



<p>En effet, mon tout premier magazine d’escalade, acheté en 1998, était une monographie dédiée Finale&nbsp;: suite logique, mon premier «&nbsp;trip d’escalade&nbsp;», sur la durée d’un week end, s’est fait sur ces parois de calcarénite (rocher similaire à la molasse calcaire de Buoux) en grimpant péniblement les 5 et 6 dalleux de Monte Cucco et Rian Cornei. Et bien plus récemment, j’ai apprécié le style particulier des voies plus dures (<a href="https://youtu.be/WU5p1uXrG0Q" target="_blank" rel="noreferrer noopener">souvent assez courtes et en force</a>, ce qui me correspond bien) mais aussi le grand choix de secteurs, expositions, et niveaux&nbsp;: été comme hiver, pas trop en forme ou bien en canne, on y trouve toujours quelque chose d’intéressant à grimper. Enfin, fait décisif, Finale est l’une de ces destinations de grimpe qui ont ce que j’appellerais&nbsp;<em>du caractère</em>. Il y a d’abord un rocher et un paysage bien caractéristiques, tels qu’il est difficile de ne pas reconnaitre le site en photo.</p>



<p><a href="https://youtu.be/NK1ABN_T6l8"> Il y a une histoire composée d’anecdotes et personnages à cheval entre épopée et parodie, entre sérieux et pas sérieux du tout</a>. Et il y a surtout le bon mélange entre situations de grimpe <em>confortables </em>(la belle file de trous qui s’enchainent sans y réfléchir, l’équipement rapproché dans les secteurs récents) et <em>inconfortables </em>(l’approche paumatoire, le petit <em>runout</em> en dalle, le pas de bloc inattendu, la prise cachée qu’il faut deviner, le bidoigt aux rebords saillants et douloureux, l’absence presque parfaite de prises surnaturelles, etc.). Bref, pour prendre à l’envers la pensée d’un célèbre et controversé tailleur de voies, ces falaises sont quelque chose de plus qu’un simple support de «&nbsp;<em>mise en scène de l’humain&nbsp;»</em>, ou plus précisément, ce sont elles mêmes l’objet de la mise en scène<em>&nbsp;: </em>bien qu’il s’agisse de matière inerte, les calcarenites de Finale font en effet partie de ces rochers qui se prêtent à une certaine forme de vénération. Comme dans un culte païen, les humains y mettent en scène le mythe de l’idole-falaise, avec leur alternance de moments d’extase et d’autres de sacrifice, la punition de toute forme de hybris (sous forme de cotations inégales et parfois très serrées), les pèlerinages tortueux dans la dense végétation méditerranéenne, l’art d’interpréter les oracles (météo et topo), les tabous (la taille de prise, la « surcotation ») et les gardiens du temple. Certains trouveront que c&rsquo;est trop en faire: pour moi au contraire c&rsquo;est en ce genre d&rsquo;endroits qu&rsquo;on trouve le piment de notre discipline, même s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un ensemble de <em>fictions collective</em>s, au sens d&rsquo;<a href="https://youtu.be/qqec8oWxpEI">un certain bestseller</a>&#8230;</p>



<p>Si vous partagez cet esprit, et vous ne recherchez donc pas du «&nbsp;prêt à grimper&nbsp;» toujours déroulant et sans surprises, je vous propose le topo de la grande voie la plus réputée de la zone&nbsp;: la célèbre <em>Catarinfrangente</em>, qui est habituellement parcourue en combinaison avec sa variante d’attaque <em>Slash.</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="452" height="775" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/SlashCata.jpg" alt="" class="wp-image-1897" srcset="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/SlashCata.jpg 452w, https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/SlashCata-175x300.jpg 175w" sizes="auto, (max-width: 452px) 100vw, 452px" /><figcaption>Croquis de la combinaison: en bleu <em>Slash</em>, en orange <em>Catarinfrangente</em>. L&rsquo;attaque original de cette deuxième emprunte la végétation à droite, et est abandonnée de nos jours.</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire de la voie (et du nom)</h2>



<p><em><strong>Catarinfrangente</strong></em> veut dire «&nbsp;réflecteur&nbsp;», et plus spécifiquement indique les éléments réfléchissants de certaines signalisations routières, ou de l’habillement dédié aux deux roues. Ce nom inhabituel pour une voie d’escalade trouve sa genèse dans un bivouac improvisé entre grimpeurs italiens, quelque part vers Chamonix, à l’été 1977. Nos héros s’abritent sous les murs d’une station de téléphérique en construction. Dans une ambiance que l’on imagine facilement hilare et goliardique, quelqu&rsquo;un trouve dans le matériel de chantier l’un de ces poteaux de signalisation routière, et commence à jouer avec. Promptement, Gianni Calcagno, figure charismatique du groupe, s’approprie de l’objet et le cache dans son sac, pris d’une étrange inspiration. De retour en Italie, il propose à l’ami Giustino Crescimbeni de l’accompagner dans l’ouverture d’une nouvelle voie sur la paroi du Bric Pianarella à Finale Ligure, peu loin de chez eux. C’est ici qu’il sort de son sac le poteau <em>catarinfrangente</em>, et le plante dans le sol à la base de la ligne qu’il a envisagé. Ce geste signifie à la fois le début des hostilités mais aussi l’assurance de Calcagno&nbsp;: il est déterminé à finir sa voie dans la journée, bien que la paroi soit impressionnante de verticalité. Effectivement, il parvient au sommet avec un cheminement très audacieux compte tenu de l’époque et des moyens dont il dispose (il grimpe en <em>grosses, </em>et se protège avec pitons et cordelettes)&nbsp;: en particulier, une traversée en dalle au-dessus d’un devers ocre démontre l’intuition, les moyens techniques et le courage du grimpeur ligure. Sur plus de dix de mètres il lui est impossible de pitonner, l’exposition est maximale et l’issue d’un vol serait douteuse voir catastrophique&nbsp;: sa première protection n’est pas des plus fiables&#8230; Aujourd’hui le passage est évalué à 5c+ (sévère) et bien que sécurisé par quelques broches scellées reste assez engagé. Tout en étant une longueur «&nbsp;facile&nbsp;» par rapport aux autres, quand on grimpe ce parcours en libre, elle reste la plus esthétique et impressionnante.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="9 novembre 2021" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/PET2WgacdUI?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>L&rsquo;ambiance gazeuse de la grande traversée</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Topo</h2>



<p><strong>Attaque</strong>&nbsp;: il se situe quelques mètres à droite de l’arrivée du chemin contre la paroi, à niveau d’un petit ressaut qu’on désescalade à l’aide d’une corde fixe. On est à la verticale de la grande érosion brune que l’on contournera plus tard. <em>Slash</em> monte une dalle blanche à trous, le mur jaune de L2 est clairement visible au dessus.</p>



<p><strong>L1</strong> 6b 30 mètres, dalle.</p>



<p><strong>L2</strong> Mur jaune deversant avec surprise au réta. 6c (dur…), 35m.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_103509_406-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1900" width="-446" height="-594"/><figcaption>Le rocher du mur ocre de L2</figcaption></figure></div>



<p><strong>L3</strong> On peut soit continuer à gauche (mur raide, 6c+) soit rejoindre à droite <em>Catarinfrangente</em>&nbsp;: possibilité évidente, d’autant plus qu’un point de liaison la suggère (dans ce cas, vaut mieux faire relais à droite, dans le dièdre). Pour la longueur d&rsquo;origine, 5b/c en jolie fissure large/cheminée, relais sur arbre après la fin des difficultés.</p>



<p><strong>L4</strong> longueur de transfert. Monter au mieux les ressauts boisés, et arrivés au pied de la grande érosion (lunule) tirer à gauche&nbsp;: relais sur trois broches scellées, dont une avec un bout de chaine.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_114507_040-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1901" width="301" height="401"/><figcaption>La grande érosion</figcaption></figure></div>



<p><strong>L5</strong> Dièdre facile, ensuite mur raide juste à gauche d’un pilier, avec pas de bloc un peu patiné (6b+, «&nbsp;gros plus&nbsp;»). Terminer en ascendance à droite jusqu’au relais. 35m</p>



<p><strong>L6</strong> Première partie de la fameuse traversée. Ne pas se faire attirer par les nombreux points qui montent (une ligne droit au dessus du relais, et une autre au milieu de la longueur). Le bon itinéraire démarre à l’horizontale dans une zone de rocher très travaillé, ensuite monte à peu près à 45 degrés sans la dalle blanche suspendue. Viser une niche évidente à l’extrémité droite de la dalle (il y a un vieux piton bien visible au loin, le scellement est dans la même direction, bien plus proche&#8230;mais caché!). 5c+ 25m.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_123624_592-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1902"/></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_123814_380-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1903"/></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_124012_721-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1904"/></figure>
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<p><strong>L7</strong> Deuxième partie de la traversée, tout aussi surprenante. Après une courte redescente, on traverse à l’horizontale sur gros bacs dans un devers marqué, pour rapidement se rétablir sur une vire et continuer à traverser jusqu’au relais. Exposition maximale, 5c «&nbsp;un peu physique&nbsp;», 25m.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_124837_800-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1905"/><figcaption>5c physique et gazeux: majeur!</figcaption></figure>



<p><strong>L8</strong> Court devers suivi d’un typique mur à trous en pur style local. 6c (correct), 30m. Relais dans une niche à colos.</p>



<p><strong>L9</strong> Passage sur colos, violent pas de bloc qui demande adhérence, doigts et intuition, suit un mur plus facile si on devine le bon «&nbsp;zig-zag&nbsp;» entre les points (sens de l’itinéraire utile…). 6c digne de Buoux.</p>



<p><strong>L10</strong> Dièdre/dulfer en diagonale, les pieds à plat sur des bossettes, suite dalleuse et facile (bien qu’un peu engagée). Le placement des points est assez malcommode pour le second. 6c+ qui nous a paru plutôt gentil, une fois n’est pas coutume&nbsp;! </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://ggrimpe.com/wp-content/uploads/2021/11/IMG_20211105_143718_944-1-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1907" width="-257" height="-342"/><figcaption>Le dièdre de sortie</figcaption></figure></div>



<p><strong>Descente</strong>&nbsp;: S’éloigner au mieux du bord de la paroi jusqu’à rejoindre un chemin que l’on parcourt vers la gauche. A niveau d’un cairn évident, prendre la trace qui descend raide à gauche, pour ensuite rejoindre un vallon récemment déboisé, et enfin un chemin balisé qui ramène au pied de la paroi. 20 à 30 minutes. Si vous arrivez sur une large route forestière, vous avez loupé le cairn…</p>



<p><strong>Notes</strong>&nbsp;: toutes les longueurs valent largement le détour. Comme vous l’aurez compris, dans l&rsquo;ensemble les cotations sont assez «&nbsp;compressées&nbsp;» par rapport au standard actuel (y compris à Finale) et l’escalade reste globalement raide et physique. En ce qui nous concerne, sur le papier ça nous semblait une parfaite idée pour une journée de «&nbsp;repos actif&nbsp;» entre des sessions de couenne … euh, bien, ça ne nous a pas tellement reposés&nbsp;! Comme la plupart des lignes du Bric Pianarella, la voie peut facilement être parcourue avec 14 dégaines et une corde à simple, à condition d’être surs de sortir. Point positif, en ce sens&nbsp;: dans l’ensemble ce n’est pas très engagé et en tirant au point le niveau demandé baisse considérablement – je dirais 6b obligatoire, pas plus.</p>
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