Critique de film: Queen Maud Land (Reel Rock 13)

Cet article fait partie d’une série de résumés/critiques des films présentés lors du Reel Rock 13. Attention, spoilers!

Queen Maud Land

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En ce chapitre on observe six grimpeurs américains lors d’une expédition en Antarctique. Les images, tournées en grande partie au drone, sont les plus belles parmi les cinq court métrages, au point qu’elles laissent quelque part en retrait l’histoire. Je retiens :

  •  les nettes différences d’approche entre les trois cordées, le duo Honnold/Wright gravissant des lignes plus accessibles dans un style alpin rapide et engagé, Anker et Chin choisissant un style « big wall » classique sur une seule paroi, le duo féminin Cummins/Pfaff se situant mi-route entre ces deux extrêmes.
  • Même en antarctique on grimpe à mains nues  (si la météo est bonne et on reste sur une face ensoleillée).
  • le rocher esthétiquement le plus beau peut être aussi le plus pourri. De loin, le faces granitiques du Queen Maud Range sont riches en formes qui rappellent les Tafoni corses… mais dans les cadrages plus proches, on devine qu’il s’agit d’une sorte de croûte de surface peu solide, faite de gravillons collés au permafrost…on doit y grimper comme sur des œufs, sans jamais être sûrs de ses prises ni de ses protections. De quoi refroidir même Alex no big deal Honnold…
  • la passion de Conrad Anker, qui retourne en expé un an après avoir fait un infarctus au Lunag Ri.
  • lors d’une expé dans l’un des endroits les plus isolés de la planète, vaut mieux éviter les bobos démandant plus qu’un pansement, dixit Anna Pfaff.
  • quand on est bien sponsorisés, on peut se permettre de défoncer ses plus beaux fringues techniques à coups d’offwidth
  • Bon, je l’admets : Alex Honnold grimpe un poil mieux que moi…mais à ski, je lui mets sa race! 😀3oKbsqX-

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